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My idea of fun

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« My idea of fun » serait le quatrième opus de Protestant Work Ethic, une formation viennoise dont le patronyme s’inspire d’un livre signé Max Weber, un personnage considéré comme un des fondateurs de la sociologie moderne. Pas la peine, cependant, d’y chercher un quelconque rapport entre l’essai du philosophe, économiste et politicien allemand et la musique de la formation autrichienne. Ce choix était tout simplement anecdotique.

Pour enregistrer ce nouvel elpee, le groupe a bénéficié du concours de Marin Siewert (Christian Fennesz, Kammerflimmer Kollektief, etc.) à la mise en forme. Simon Usaty en est le leader. Il se consacre aux guitares, au ukulélé, à l’accordéon et au banjo. Et chante d’une voix douce qui rappelle parfois celle de Cat Stevens. Il est soutenu par un drummer, un contrebassiste, des cuivres et un second vocaliste, mais également des musiciens de studio, parmi lesquels figurent des violoncellistes, flûtistes et préposés aux cuivres dont un sousaphoniste. Notamment ! Fondamentalement folk et minimaliste, la musique de PWE vire parfois à la prog. Pensez à Magna Carta, The Incredible String Band, Stackridge et surtout The Beta Band. Encore que parfois l’ombre du Genesis de « Trespass » se met à planer, mais sans les envolées du mythique band britannique. Bercé d’harmonies vocales sinusoïdales, « Oh, but I will wring your heart yet » réveille même le souvenir de Gentle Giant. On y croise également des chœurs angéliques ou fantomatiques, selon les morceaux, mais également un orgue à soufflets (« Halfway point »). La surprise, c’est cependant pour la fin. Tout d’abord lors de l’excellent « A fun weekend, again », qui après des notes de sèche jouées délicatement en picking, monte en crescendo, se frotte à l’électricité, invite un banjo et rebondit sur une basse caoutchouteuse. Et enfin, sur le dernier morceau, « Beached », au cours duquel les oscillations de claviers vintage mais liturgiques, nous replongent dans l’univers d’Eyeless In Gaza, malgré quelques accords de guitare surf…

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