Jeremy Greenspan et Matt Didemus, alias Junior Boys, effectuent un retour discret, deux ans et demi après avoir concocté le sympathique « So This Is Goodbye ». Les Canadiens, véritables forces tranquilles de la pop électronique, se sont débarrassés de leur stock de Prozac et livrent un « Begone Dull Care » plus éveillé que leurs essais précédents. Sans pour autant surpasser l’excellent « Last Exit » (2004). Conçu entre l’Allemagne et les USA par une méthode d’échange online entre les deux musiciens, ce troisième essai pourrait marquer l’envol de la formation. Les influences 80’s demeurent le point fort des Junior Boys qui en usent brillamment sur les potentiels singles « Bits & Pieces », « Hazel » ou « Parralel Lines ».
Ici, la voix limpide de Greenspan, toujours aux limites du R’n’B, se marie parfaitement au néoromantisme des mélodies de Didemus. Ce qui n’était pas toujours le cas sur « So This Is Goodbye ». Seule ombre au le tableau, le duo se perd parfois dans des bidouillages grotesques et pas vraiment recherchés (l’affreux « Dull To Pause »). Les hypnotiques « Work » et « What It’s For » relèvent de justesse cette faute de goût. « Begone Dull Care » ou « Caprice en couleurs », en VF sur la pochette, ne font pas forcément d’étincelles ; mais devraient rallier davantage de mélomanes à la cause des ‘garçons de première’.

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