En 2017, Jarvis Cocker avait monté une formation destinée à se produire en public et l’avait baptisée du curieux patronyme JARV IS… Un sextuor qui, au départ, n’avait nullement l’intention d’entrer en studio. C’est Geoff Barrow, membre fondateur de Portishead, qui a incité le groupe à sortir cet elpee. Et finalement, le combo a réutilisé quelques morceaux immortalisés en ‘live’, après avoir retravaillé la matière première, en y ajoutant, notamment, des overdubs.
Première constatation, même si l’instrumentation organique est bien présente (guitare, basse, batterie, violon, harpe, piano, percus, etc.), l’électronique l’est tout autant. Et puis les compos sont longues ; sur les 7 titres, 3 dépassent les 6 minutes.
L’opus s’ouvre par « Save the whale », une plage tapissée de chœurs féminins que murmure Jarvis, à la manière d’un Leonard Cohen. Des chœurs que l’on retrouve sur le dansant « House music all night long » et le final « Children of the echo », une piste dub qui laisse filtrer des élans psychédéliques. Et ces backing vocaux sont carrément emphatiques sur « Am I missing something ? », un morceau dynamisé par des sonorités de marimba, qui met enfin bien en exergue, la voix haut-perchée de Cocker.
Deux compos s’écartent cependant du climat général de cet LP. Tout d’abord, « Swanky modes ». Une ballade mid tempo qui combine basse dubwise et piano jazzyfiant ; et dont les thèmes abordés (la pitié, le désir, le regret, le sexe, la drogue, la célébrité et le vide, notamment) raniment le souvenir de « This is hardcore » de Pulp…

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