Super-groupe dans tous les sens du terme, Chickenfoot passe au shaker les influences du virtuose de la six cordes Joe Satriani, des ex-Van Halen Sammy Hagar et Michael Anthony ainsi que de Chad Smith, batteur groovy des Red Hot Chili Peppers. Des musiciens qui n’ont plus rien à prouver. Et pourtant Chickenfoot révèle d’autres facettes de ces quatre jeunes papys. On aurait pu imaginer un groupe sonnant comme un cocktail artificiel, un mix du funk rock des Red Hot, de la grosse basse et des chœurs à la Van Halen, le tout saupoudré des prouesses instrumentales de Satriani. Il n’en est rien. Chickenfoot célèbre ses héros : Cream, Muddy Waters, Led Zeppelin, Deep Purple, Hendrix et Montrose (premier groupe officiel de Sammy Hagar).
On découvre dès l’excellent « Avenida Revolution » le visage d’une formation qui ne donne pas dans la surenchère, des musiciens soudés qui regardent dans la même direction, au service d’un rock hard ‘classic’. Le son est puissant et survitaminé. Il faut dire que ce sont deux véritables légendes de studio qui ont œuvré derrière les manettes. Andy Johns (Led Zeppelin, Van Halen) s’est associé à Mike Fraser (Guns n’Roses, AC/DC) pour donner à ces onze pépites une chaleur enivrante. Cependant, Chickenfoot n’a rien d’un poulet aux hormones ; mais plutôt d’un chapon élevé aux grains. Tout est fluide et naturel. La prestation de Sammy Hagar est absolument irréprochable ; et Chad Smith démontre qu’il est capable de jouer autre chose que des rythmiques pour chansons pop rock ennuyeuses. Petite anecdote, Chickenfoot est en réalité le nom du tout premier groupe de Hagar, à l’époque où ce dernier se produisait dans des garages. Il était encore loin de s’imaginer qu’il deviendrait quelques années plus tard le chanteur du mythique Montrose.
Particulièrement attendu au Graspop Metal Meeting de Dessel, le combo y interprètera, outre de larges extraits se son premier album, des reprises de Deep Purple, de Led Zep et de Montrose. Mais aucun hit de Van Halen, de Satriani ou des Red Hot ! Et si Chickenfoot n’a pas inventé le fil à couper le beurre, il a au moins le mérite de nous offrir une bonne dose de fun à travers un rock n’ roll ancré dans les sixties et les seventies. Ca va chauffer sur scène !

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