Fondée en 2000, cette formation islandaise en est déjà à son troisième album, non compris la compile « The curse, the life, the blood ». Parue l’an dernier, elle réunissait une sélection de ses trois premiers opus. Le Singapore Sling est un cocktail dilué dans l'eau à base de gin, de cherry et de jus de citron, mais c’est également le titre d’un film de série B grec, signé Nikos Nikolaidis, réalisé en 1990, dont le caractère pervers lui a valu d’être censuré en Grande-Bretagne. Leur patronyme serait inspiré de la seconde définition.
Manifestement la noisy ténébreuse de ce sextet est inspirée par Jesus & Mary Chain. Caverneuse, désabusée et monocorde, la voix du chanteur/compositeur Henrik Bjornsson accentue même cette sensation de mélancolie ambiante (NDR : qui a dit gothique ?). Tempo obsessionnel, basse cotonneuse et cordes de guitares (NDR : elles sont trois !) surf, reverb, grésillantes, gémissantes ou ‘larsenées’ complètent le tableau sonore de cet elpee, sur lequel je n’épinglerai que les plus vivifiants « Ahead » et « Girl powder » ainsi que l’énigmatique voire filmique « Martian arts ». Le reste est beaucoup trop revivaliste pour rivaliser avec le Black Rebel Motocycle Club…

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