Les travaux de Magnolica Electric Co. n’ont jamais été particulièrement joyeux. Et le cinquième ouvrage de la bande à Jason Molina est loin de constituer une exception à la règle. D’autant que « Josephine » est hanté par le fantôme d’Evan Farrell, bassiste de la troupe qui s’est éteint l’an dernier. Résolument tourné vers les sonorités country, « Josephine » est une œuvre touchante (« Heartbreak At Ten Pace »), affectée (« Map Of The Falling Sky »), mais également pleine d’espoir (« Hope Dies Last »). Elle ne manque d’ailleurs pas de souligner le talent d’écriture indéniable du prolifique Molina.
Bien qu’il n’arrive pas à la cheville du très bon et sous-estimé « Fading Trails », publié en 2006, ce nouvel ouvrage recèle quelques merveilles du genre (« Song For Willie », « Knoxville Girl ») et des morceaux un peu moins indispensables (« Shenandoah », « Shiloh », « The Rock Of Ages », « An Arrow In The Gale »). « Josephine » trace une nouvelle route pour Magnolia Electric Co. L’œuvre est certes honorable mais il aurait peut-être été préférable que Molina et ses camarades continuent à tracer celle sur laquelle ils s’étaient engagés…

Nederlands
Français 
