Si le duo aux rayures blanches n’avait pas marqué les esprits d’une empreinte indélébile en publiant son tube surexploité deux ans auparavant, nul doute que « Club Foot », publié en 2005, aurait allongé la liste des morceaux qui échappent à leurs géniteurs. Un mal pour un bien. A défaut d’animer les stades et les kermesses, Kasabian est resté maître de ses compositions et a donc fait un bout de chemin sans emmerder son monde. Après un premier opus éponyme regorgeant d’hymnes imparables (« Processed Beats », « Club Foot », « L.S.F. »…), le quatuor s’est légèrement planté à l’épreuve du second ouvrage. « Empire » recelait tout simplement bien trop d’effets pour un résultat plutôt moyen. Trois ans plus tard, les Mancuniens se ressaisissent et s’offrent les services, aux manettes, de Dan The Automator.
Porté par le remuant single « Vlad The Impaler », « West Ryder Pauper Lunatic Asylum » surpasse les attentes et dévoile un Kasabian repensé avec justesse et habileté. La formation fait table rase du passé et mise sur la sobriété. Finis les tubes taillés pour les stades. « West Ryder Pauper Lunatic Asylum » tape presque systématiquement dans le mille, qu’il s’agisse de capsules pop (« Where Did All The Love Go ? », « Fire »), psyché (« Swarfiga », « Secret Alphabets ») ou rock façon seventies (« West Ryder Silver Bullets », « Ladies and Gentlemen, Roll The Dice », l’énôôôôôrme « Fast Fuse »). Chaînon maquant entre Primal Scream et The Stones Roses, Kasabian reprend tranquillement sa place parmi les formations britanniques incontournables.

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