A 24 ans, Jon Hopkins avait déjà collaboré avec les plus grands : de Massive Attack à Brian Eno, en passant par David Holmes et King Creosote. En 2008, il coproduisait l’un des albums les plus vendus cette année-là, à savoir l’inévitable « Viva La Vida » de Coldplay. Aujourd’hui, du haut de ses 28 ans, le jeune homme à relégué le copinage au second plan et se concentre enfin sur sa propre carrière. Fruit d’un travail d’écriture long de trois années, « Insides » succède à deux œuvres publiées discrètement en 2001 et 2004. Les nouvelles excursions électroniques et ambient d’Hopkins, emmenées par une mise en bouche façon ‘soundtrack’ (« The Wider Sun »), ne présentent malheureusement pas le compositeur sous son meilleur jour. Le travail est certes soigné mais manque cruellement de substance.
Jon Hopkins parvient à éclairer le contenu sinueux de « Insides » par quelques trop rares moments d’éclats créatifs (« The Low Places », les dernières secondes de « Light Through The Veins », « Autumn Hill », « Small Memory »). Ces passages indiquent clairement que cet artiste brillerait bien plus s’il se consacrait à une carrière résolument tournée vers la musique de films. Pour Hopkins, « Insides » ne sera certainement pas le disque de la révélation.

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