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Em Are I

Écrit par - Taï -

Lors des ‘Feeërieën’, organisées l’an dernier par l’AB, au Parc Royal à Bruxelles, j’avais eu l’occasion de découvrir Jeffrey Lewis. Et puis je l’avais revu en première partie d’Adam Green. Aussi, je peux vous assurer que Jeffrey Lewis est un chanteur cool. Comment ne pas l’être, lorsqu’on parvient à transformer un album entier du groupe punk Crass en reprises folk ? 

Pourtant, on ne peut pas dire que sa discographie soit digne de ses prestations live. Une raison pour laquelle j’étais particulièrement inquiet avant de me farcir « Em Are I », sa nouvelle livraison. Son cinquième opus depuis 2000, si on ne tient pas compte de ses collaborations opérées en compagnie de Kimya Dawson. Première constatation, le degré d’humour pratiqué y est moins présent que sur « It's the Ones Who've Cracked That the Light Shines Through », un elpee paru en 2003. Néanmoins, les morceaux sont beaucoup mieux maîtrisés que par le passé.

Si à l’origine, Jeffrey émargeait à la scène antifolk newyorkaise (NDR : un mélange de punk et de folk célébré notamment par The Moldy Peaches, Lach ou encore Ani Di Franco), au fil du temps, il s’en est écarté. A cause du recours à une production de plus en plus soignée et à des arrangements particulièrement léchés. Seuls les lyrics (NDR : souvent complexes et littéraires) et l’esprit bricolo-anarchiste rappellent cette philosophie sonore. Car finalement, Lewis joue du folk, lo-fi peut-être, mais bien du folk. Les mélodies sont toujours aussi directes et fragiles. Herman Düne n’est pas très loin. Adam Green non plus. La conscience politique aiguisée en plus. De la parfaite musique ‘intelligente’ pour geek. Une certaine amplitude dans son inspiration lui permet de varier parfois son style. Et je pense tout particulièrement au morceau quasi psyché intitulé « The Upside-Down Cross ». Et puis aux plus country/rock « Broken Broken Broken Heart » et « Whistle Past The Graveyard » (NDR : les titres que je préfère !) ou encore au bouleversant « Roll Bus Roll », digne des Moldy Peaches.

« Em Are I » est donc découpé en onze plages fort agréables, variées et aux textes profonds. Je regrette d’ailleurs de ne pas être parfait bilingue pour mieux cerner sa prose. Notez que Jeffrey est un artiste complet car il également auteur de comics. Il a décroché un diplôme à l’Université de New-York en littérature. Anecdotique, mais à souligner quand même, la lecture de sa thèse à l’Université de Louvain en 2000, sur le comicbook ‘Watchmen’, récemment adapté au cinéma.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jeffrey Lewis
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Rough Trade / Konkurrent
  • Date: 2009-04-20
  • Rating: 4
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