Malgré une discographie conséquente, Mirah Yom Tov Zeiltyn n’a jamais été de celles qui ont brillé par un quelconque succès de ce côté de l’Atlantique. Un manque d’intérêt probablement dû au style pratiqué par la demoiselle, à ses débuts, un peu trop proche de celui des Lisa Loeb et autres Liz Phair. Autrement dit, des artistes qui n’ont jamais réellement suscité l’intérêt européen. Son éveil artistique, Mirah l’a vécu en compagnie de The Microphones, une collaboration reconduite à deux reprises. Dix ans et presque autant de projets parallèles plus tard, la demoiselle originaire de Philadelphie présente un quatrième recueil solo pour lequel elle semble enfin avoir trouvé sa vitesse de croisière.
Mirah reste fidèle à ses thèmes fétiches, la nature en tête, et les célèbre au travers de ritournelles sans prétention dont certaines peuvent même se révéler trop courtes. On pointera du doigt les excellents « Gone and The Days » ou « The Forest » et son final en fanfare qui aurait gagné à ne pas être freiné en plein climax. « (a)spera » regorge de très bonnes idées, pas toujours correctement exploitées. Mais dans l’ensemble, ce nouveau recueil pourrait être celui qui, lentement mais sûrement, halera Mirah vers la lumière.

Nederlands
Français 
