Après avoir commis le planant et mélancolique « Pocket Symphony », en 2007, le duo versaillais Air nous revient la tête toujours aussi encombrée de fantasmes. Leur nouveau et cinquième bijou s’intitule « Love 2 » ; un disque dont les sonorités aériennes et délicates dispensées par Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin se fondent (souvent) dans le romantisme ou transpirent (parfois) de sexe.
Malgré la qualité sonore de l’œuvre propice à l’émerveillement, on est quand même en droit de se poser une question : pourquoi le concept du nouvel opus d’Air diffère-t-il si peu de ses essais précédents ? La réponse est simple : pour la première fois, Air a travaillé dans son propre studio. Ce qui peut paraître étonnant, quand on connaît la carrière prolifique des deux artistes. Le studio Atlas (NDR : c’est à Paris !) est désormais devenu leur repaire (NDR : repère ?) et les deux Français ont décidé de s’immerger totalement dans leurs nouvel environnement sonore pour concocter cet elpee. « Love 2 » pourrait même leur servir de cv (NDR : « Love » et « Sing Sang Sung » constituent même des titres typiques, pour ne pas dire de référence). A cause de la présence des rituels vocodeurs. Puis de cet art à confectionner des mélodies cosmiques nourries aux claviers empreints d’une grande sensibilité et balisées par cette ligne de basse profonde. Tout ceci en développant des thèmes romantiques : des amours impossibles, des rêves psychédéliques (« Do The Joy ») et même des montées d’adrénaline sexuelle. Le parfum est enivrant. En écoutant l’opus les yeux fermés, des frissons parcourent votre corps. De chouettes sensations ! Air s’autorise même une expérimentation : « Night Hunter » ; peut-être déjà une esquisse du futur album que les deux Versaillais voudront sans doute plus audacieux… Ca promet !

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