Six mois après sa sortie en Angleterre, le disque de The Leisure Society fait son apparition de l’autre côté de la Manche. La musique de ce groupe polymorphe, entre folk anglaise et pop aérienne, donne envie de se balancer sur ses deux pieds et de gambader sur des chemins fleuris. En ces temps de crise où l’on aurait plutôt envie d’hurler ou de gémir, la petite bande de The Leisure Society préfère nous embarquer pour de joyeuses ballades composées par Nick Hemmings. L’oiseau a déjà un joli bagage en main. Ancien membre du groupe She Talks To Angels, il a aussi signé quelques bandes originales pour le réalisateur Shane Meadows. Une facture ‘musique de film’ est perceptible sur cet elpee où les nombreux instruments (violon, ukulélé, violoncelle, clarinette, harmonium, flûte, piano à pouces…) s’orchestrent avec une précision d’orfèvre pour nous emmener voir tout là-haut si les anges ont des ailes. C’est dense et léger, les chœurs aériens produisent leur petit effet, que l’on peut toutefois trouver trop lyrique sur certains titres (« Save it for someone who cares » se termine sur une envolée de banjo qui la sauve d’une saveur de dragée). Commencer l’album par une vanité (‘one day we all shall cease to exist / someday our towers will fall’) nous promet de grandes révélations. Or le contenu est un peu décevant, car il est question des ‘énormes ailes de l’amour’ et autres poncifs-recettes miracles pour s’échapper de notre quotidien morose. « The Sleeper » est vraiment joli, mais un tantinet trop ‘leisure’.

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