Celle que certains critiques comparaient à Courtney Love s’émancipe. Il est loin, le temps des Distillers. Aujourd’hui, Brody Dalle et Tony Belivacqua, les derniers survivants de la courte aventure, reprennent leurs armes sous le nom de Spinnerette. A cette occasion Dalle a recruté Alain Johannes (Queens Of the Stone Age) et le batteur Jack Irons. Décidée à faire parler d’elle pour sa musique plutôt que sa vie privée, Madame Josh Homme publie une première épreuve bien plus rangée que celles de sa carrière antérieure. Les étincelles de folie des Distillers se sont éteintes.
Ne reste plus qu’une série de compositions très sages et formatées. « Spinnerette » suit tranquillement son cours, sans le moindre sursaut d’imagination. Et lorsque la formation tente d’esquiver les sentiers battus, ils pondent un morceau tout juste bon à inviter au ‘fast forward’ (le sous-Kills « Sex Bomb », « Baptized By the Fire » et son synthé sorti de nulle part). Rien ne parvient à sauver Spinnerette de la noyade, hormis les très bons « Ghetto Love » et « Impaler ». La pochette, peut-être…

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