Magie du photoshop : à 51 ans, Lita Ford à l’air d’en avoir 30 sur la pochette de « Wicked Wonderland ». Supposé être celui de son grand retour, l’album est à l’image du livret : un peu trop artificiel pour être vraiment réussi.
Pour rappel, la guitariste blonde à un Cv long comme le bras d’un orang-outang. Elle entame sa carrière musicale à 17 ans, en rejoignant l’excellent combo glam rock féminin The Runaways (NDR : au sein duquel militait également une certaine Joan Jett). En 1979, lorsque le groupe splitte, elle se lance dans une carrière solo. Ses premiers albums « Out for Blood » (1983) et « Dancing On The Edge » (1984) ont un succès immédiat. Il faut dire qu’à l’époque, son look sexy ne laisse ni les fans, ni les musiciens indifférents. Elle se fiance à Tony Iommi (Black Sabbath), se marie avec Chris Holmes (WASP) avant de prendre pour second époux le chanteur de Nitro, Jim Gilette (NDR : actuellement, c’est toujours son mari !) En 1995, elle décide de se retirer du monde du rock’n’roll pour élever ses enfants. Cependant, la retraite lui pèse ; et en 2009, elle remet le couvert en compagnie de son conjoint…
Le film « La Momie » nous l’avait déjà démontré, il y a des vestiges enfouis qu’il vaut mieux ne jamais déterrer. Lita n’est pas parvenue à tirer profit de cette leçon cinématographique et son retour raté risque fort d’entacher sa légende. Plutôt que de réaliser ce qu’elle fait de mieux, c'est-à-dire du bon Hard Rock Mélodique, Mamie Lita a décidé de se renouveler. De sonner ‘moderne’. Ses dernières compositions sont lourdingues, à la limite du stoner et bourrées d’électronique. Comme si Rob Zombie et Zakk Wylde avaient décidé d’entrer en studio ensemble. Pour constater que le produit de leur rencontre s’était soldé sur un échec cuisant. Les textes, eux aussi, sont pénibles et tellement affligeants qu’on a un peu honte pour l’idole de notre adolescence. Attention, Lita chante toujours très bien et son jeu de guitare est impeccable. C’est seulement au niveau des compositions que le bât blesse. Impossible d’isoler une bonne chanson de ce « Wicked Wonderland » qui en compte pourtant quinze ! Un retour raté. A oublier, malheureusement.

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