Il a pris son temps, mais il y est finalement parvenu. Jonathan Bechtolt, délivre enfin le disque de la reconnaissance. Et il n’aura fallu qu’un tube (« Summer Song ») et une tournée accomplie en compagnie de LCD Soundsystem pour que la presse spécialisée s’intéresse enfin au cas YACHT. Après une poignée d’Eps et trois recueils pour le compte de Marriage Records, YACHT a été accueilli à bras ouvert par le label DFA, plus à même de lui offrir la promo qu’il mérite. Bechtolt a alors recruté Claire Evans pour l’aider à bidouiller « See Mystery Lights », un quatrième ouvrage exponentiellement addictif. Bechtolt reprend ici les ingrédients qui ont fait les beaux jours de sa précédente formation, The Blow, en y injectant une dose déraisonnable et jouissive de phéromones auditifs.
Véritable petite curiosité, « See Mystery Lights » réunit huit morceaux (et deux remixes) déments et décalés dont la pierre angulaire se présente sous le titre de « It’s Boring / You Can Live Anywhere You Want », une capsule schizophrène, itérative et obsessive, du même acabit que les travaux de Pixeltan. Au même titre que l’implacable « Summer Song », un morceau qui met à rude épreuve la touche ‘repeat’ des platines. En concoctant ce « See Mystery Lights » abrasif, YACHT, qui compte parmi ses fans James Murphy (of course), Devendra Banhart ou encore Architecture In Helsinki, se place désormais comme l’un des incontournables de la scène electro-subversive.

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