Mattias Hellberg et son élan blanc font la paire. Juché sur son animal de compagnie, Hellberg procède à une cueillette de champignons au bord d’une mer (!) magnifiée par un joli coucher de soleil et surplombé de nuages aux formes de sirènes. Le Suédois, sosie parfait de Devendra Banhart, joue la carte du psychédélisme et de la dérision au sein d e « Out Of The Frying Pan, Into The Woods », un premier essai délirant. Mattias Hellberg et son backing band, au sein duquel on retrouve Ludwig Dahlberg de The (International) Noise Conspiracy, ne se prennent pas au sérieux et cela s’entend.
L’ensemble bouillonne d’idées exécutées de façon assez décousue. Et malgré ce manque de cohérence, le disque parvient à capter l’attention pour ne pas la relâcher. Le beatnik joue de ses influences sans pour autant tomber dans le piège de l’imitation. Au-delà de la voix plutôt banale de l’interprète, ce sont essentiellement les envolées électriques de morceaux tels que « Foggy Day » ou « Why Is It So ? » et les mélodies hallucinées et hallucinogènes de « Final Call », « Love In Need » et « White Moose XXX-Mas » qui font de ce « Out Of The Frying Pan, Into The Woods » une galette à écouter de toute urgence, sous influence. Ou pas…

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