Dans la famille des ‘supergroupes’, difficile d’ignorer Them Crooked Vultures. Un projet qui a bourgeonné en 2005 avant d’éclore été 2009, à l’initiative de trois figures emblématique du rock : Josh Homme, Dave Grohl et John Paul Jones. A ceux-ci s’est greffé Alain Johannes, derrière les manettes. Et lorsque l’on croise Queens Of the Stone Age, Foo Fighters et Led Zeppelin, on peut se douter que le résultat sera explosif. Rock’n’roll, tel est le mot d’ordre. On balance tout le jus et on réfléchit après. A défaut d’originalité, les trois gaillards misent essentiellement sur les gros riffs ravageurs et des mélodies inexorablement addictives. Les irrésistibles « Gunman » et « Scumbag Blues », notamment, illustrent parfaitement cette perspective.
« Them Crooked Vultures » renvoie très souvent aux travaux des Queens Of the Stone Age. Ce qui fait sa force et sa faiblesse, à égale mesure. Seule une légère dose de psychédélisme répandue sur les monstrueux « Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up », « Caligulove » et « Bandoliers » permet de véritablement distinguer ce recueil éponyme de l’œuvre des reines de l’âge de pierre. Parfois, l’ombre de Led Zeppelin pointe son nez (« Elephants ») mais sans jamais s’éterniser. L’alchimie entre les trois musiciens y est exemplaire, conférant à l’ensemble une cohérence à l’épreuve des balles. « Them Crooked Vultures » est un disque qui sent bon la testostérone. Ces vautours peuvent continuer à planer au-dessus de nos têtes aussi longtemps qu’ils le désirent.

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