Le petit dragon suédois ravive le feu généré par une première œuvre éponyme qui, lors de sa publication, avait conquis la presse spécialisée. L’épreuve de la succession n’a manifestement pas fait ciller le quatuor qui a mis du cœur à l’ouvrage. « Machine Dreams », suite tout à fait naturelle de « Little Dragon », met en avant les bidouillages électroniques, parfaitement superposés à la voix de Yukimi Nagano. Des éléments auxquels se juxtaposent des sonorités Jazzy (« Never Never »), Funk 80s (« Runabout », « Looking Glass ») et Trip Hop (« A New », « Fortune »), qui ne sont pas sans rappeler les premiers travaux de Moloko. « Machine Dreams » dégage une force tranquille au cœur de laquelle on plonge les yeux fermés (ce « Thunder Love » !)
Little Dragon ne jouit pas (encore) de la notoriété qui lui est due. Et ce n’est pas ce second recueil, un chouïa trop lo-fi pour les ondes audiovisuelles, qui inversera la vapeur. Un mal pour un bien. Car « Machine Dreams » est un disque qui ne se partage qu’avec ceux qui le méritent.

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