Elliot Smith n’est pas mort !!! Il vient de se réincarner chez Martin Gustafsson. Natif de Göteborg, ce chanteur suédois est le leader de Boy Omega. Une impression manifeste laissée à l’écoute des premiers morceaux de cet elpee. A cause de son timbre mélancolique, empreint de douceur, bouleversant, si caractéristique chez l’Américain.
Il s’agit du cinquième elpee de la formation scandinave. Un disque dont les 15 morceaux sont sculptés dans le pop/rock. Des morceaux fragiles, veloutés, saupoudrés d’un zeste d’électronique, dans l’esprit d’un Bright Eyes, d’Iron & Wine voire du défunt natif d’Omaha. Ou alors carrément ambient, proches alors des Islandais de Sigur Ros.
« The Ghost That Broke In Half » ! Rien que le titre de l’opus vous donne une petite idée de l’ambiance au sein de laquelle baigne cet opus. Rien de très réjouissant. Gare même à la déprime, en cette saison où la lumière se fait plus rare. Une sensation accentuée par la présence de ce spectre, disparu depuis maintenant plus de 6 ans. Un spectre qui hante littéralement « Dinosaur Drugs », « The Laughing Gas » ou encore « Black Metal Fairies ». Et pourtant, l’émotion véhiculée par Martin et son Band ne sombre jamais dans le pathétique ni la niaiserie. Elle est simplement douloureuse. Ce qui explique pourquoi, cette œuvre mériterait de figurer, dans votre compactothèque, entre le « Fevers & Mirrors » de Bright Eyes et le « XO » d’Elliott Smith, même si dans le style, cette dernière constitue toujours la référence, par excellence…

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