Qui est Dan Wilson ? Non, ce n’est pas un parfait inconnu. D’ailleurs, ce « Free life » ne constitue pas son premier essai. Et puis, avant de se lancer dans une carrière individuelle, il a milité au sein de plusieurs formations. Le natif de Minneapolis (Minnesota) a d’ailleurs entamé sa carrière au cours des années 80. Sur la scène rock alternative américaine. Militant tour à tour au sein du groupe The Love Monsters, Trip Shakespeare avant de fonder Semisonic. Mais avant d’embrasser définitivement une carrière solo, Dan y avait déjà goûté. Episodiquement. Notamment en ‘live’. Et puis sa plume prolifique lui avait permis d’écrire pour d’autres artistes. Et notamment pour The Dixies Chicks. Dont une des ses compos, « Not Ready To Make Nice », avait décroché, en 2006, le Grammy Awards de la meilleure chanson. Enfin, pour être complet, sachez que l’Américain n’en est pas à sa première collaboration. Il a ainsi partagé un duo en compagnie de Rachael Yamagata.
Sa nouvelle orientation, il l’a voulue plus dépouillée. Abandonnant l’aspect électrique de ses projets antérieurs, pour en revenir à la bonne vieille guitare acoustique. Et en écoutant ce « Free Life », il est clair que Dan Wilson possède un talent certain pour trousser des mélodies aussi efficaces que contagieuses. « All Kinds » ainsi que le titre maître en sont les plus belles illustrations. Malheureusement, au fil de l’écoute, on a l’impression que toutes les plages se ressemblent. Ou sont prévisibles, si vous préférez. En outre, on ne peut pas dire que ses lyrics cassent la baraque. A l’eau de rose, puérils voire niais, ils ne relèvent jamais le niveau. Et on ne voit pas ce que Sheryl Crow et le songwriter yankee Mason Jenning sont venus faire dans cette galère. A deux titres près, c’était le flop magistral !

Nederlands
Français 
