Le Mickey Mouse canadien revient pour la cinquième fois et frappe fort. Un an après son « Random Album Title. », Joel Zimmerman, alias Deadmau5, prend une nouvelle fois son pied en balançant des beats sous acide, sans concessions et tapageurs à mort. Le genre de tubes pas subtil pour un sou mais qui parvient à faire danser les kids jusqu’à ce que leurs pieds soient en sang. La souris, adulée autant par la presse spécialisée que par ses confrères, réalise avec « For Lack Of A Better Name » le disque de la consécration, atteignant le top 20 des charts ‘dance’ américains et britanniques.
Deadmau5 (prononcez dead mouse) ne semble plus aujourd’hui avoir la moindre prétention de réinventer la Progressive House ou d’y ajouter quoi que ce soit de neuf, comme à ses débuts. Il envoie, le plus naturellement du monde, dix moteurs à sudation qui atteignent souvent leur cible en plein dans le mille (« Moar Ghosts ‘n’ Stuff », « Strobe » et son intro planante, « Hi Friend! » et son sample inversé du « Thriller » de Michael Jackson ou le spasmodique « Lack Of A Better Name ») et parvient encore à surprendre (la jolie partition piano de « Soma »). Mais un disque de ce genre ne peut être parfait. Le DJ/producteur commet donc parfois des erreurs de calcul comme sur un « Word Problems » radicalement plat ou un « Ghosts ‘n’ Stuff » superflu dont les vocalises autotunées et exaspérantes sont assurées par Rob Swire (Pendulum). Et malgré ces réserves, « For Lack Of A Better Name » vaut mieux que dix Tiësto d’affilée.
En concert le 15 mai à l’AB.

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