Sollee Ben est un violoncelliste qui nous vient de Louisville, dans le Kentucky. Un artiste très peu connu qui nous propose son tout premier elpee, « Learning to Bend », un disque paru chez Karate Body. Et ma foi, c’est une excellente surprise. Ce Yankee pratique une forme de folk insolite, contaminé par le blues, la soul et d’un zeste de jazz, qui me rappelle parfois celui concocté par Andrew Bird. Sa musique est douce, harmonieuse, fragile, finement sculptée, inspirée, mais elle sert des textes engagés, raillant tantôt le gouvernement américain ou l’état alarmant de sa société. Il émane une sincérité bouleversante des compos de ce jeune artiste (NDR : il est à peine âgé de 25 ans !) Mais l’originalité de son expression sonore procède de cette rencontre judicieuse entre son violoncelle et le banjo, le saxo ou les harmonies vocales féminines. Tout ceci sous un format pop. Pourtant, c’est lorsqu’il accélère le tempo que je le trouve le plus performant. A cet instant, on a l’impression qu’il est transporté par une forme d’euphorie. L’opus recèle une superbe et émouvante reprise du « A Change Is Gonna Come » de Sam Cooke. Activiste politique, Ben semble avoir choisi la manière douce, pour faire passer son message.
Ben Sollee a figuré dans le top 10, pour l’année 2009, des meilleurs artistes inconnus, de la National Public Radio (la radio gouvernementale américaine). Une bonne raison pour vous pencher sur ce cas vraiment particulier. Il vient également de concocter un album en compagnie de Daniel Martin Moore, un disque produit par Yim James (My Morning Jacket), et publié sur la vénérable Sub Pop ; une œuvre qui a également reçu un accueil très favorable auprès de la presse spécialisée…

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