Sam and Me est un duo réunissant Sam Zindel (Sam) et Rowan Dawes (Me). Leurs premiers pas musicaux remontent à1997, année au cours de laquelle ils ont formé leur premier groupe The Lemon Tree Escape. Une aventure qui s’est limitée à quelques prestations accomplies dans les clubs et pubs de leur ville de Brighton, dont ils sont originaires, avant de disparaître assez rapidement. Et pour cause, Sam avait l’opportunité d’entrer à l’Université de Manchester. Néanmoins, l’envie de jouer ne le quittera jamais. Tout au long de ces années d’études, le jeune Anglais préfère d’ailleurs se consacrer à sa guitare plutôt que de succomber aux vices universitaires. Ce qui va d’ailleurs lui permettre de décrocher son diplôme. Et de foncer sur Londres pour y retrouver son compère. Une nouvelle épopée peut donc commencer. Et elle commence assez rapidement à prendre de l’envergure. Notamment grâce à quelques concerts accordés en supporting act de The Longcut, Feist, Spinto Band ou encore The Maccabees. Mais c’est également à cette époque que le tandem se rend compte des limites de leur formule. Et qu’ils décident d’engager d’autres musiciens. Ils recrutent d’abord une connaissance commune : le claviériste Dan Black. Puis Mitchell Johnson, un guitariste qui débarque du Minnesota. Dès que le quatuor est au point, il se lance dans l’écriture de son premier opus.
« The Battle of Hemsby » a cependant nécessité plusieurs années de travail. Pour un résultat sensé camper un hybride entre les Flaming Lips, Simon & Gardfunkel et Grandaddy. Bref, une forme de psychédélisme mélodique, contemporain, souligné de superbes harmonies vocales. Une idée qui a de quoi faire rêver…
Premier single, « Sonic Boomerang » nous met l’eau à la bouche. Le tempo est allègre et accords de piano sont trempés dans les nappes de claviers. Masquée par un vocodeur, la voix est impeccablement soutenue par les harmonies vocales. Un morceau au cours duquel le chanteur adresse un clin d’œil aux Lips, en incluant judicieusement la phrase « Do you realize ? » Un départ qui irradie sur plusieurs plages suivantes ; et en particulier le superbe « Joy Riders ». Puis Sam & Me semble s’essouffler et change de registre, épousant même un format plus formel voire traditionnel. Les harmonies vocales sont uniquement canalisées par des accords de guitare ou de piano ; un peu comme chez Simon & Garfunkel. Les mélodies sont plutôt jolies, mais les compos se suivent et se ressemblent. Seul « If I Can Fall » remonte à la surface, à cause de son envolée en crescendo. Serait peut-être souhaitable que Sam et Rowan accordent davantage de responsabilité à leurs deux nouveaux acolytes, de manière à pouvoir tenir la distance. Et à ce prix, ils pourront alors décrocher un must…

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