Malgré des débuts prometteurs, Freedom Call a souvent été considéré comme un groupe de seconde zone, destiné à vivre dans l’ombre des géants du speed mélodique incarnés par Helloween et Gamma Ray. Intitulé « Legend Of The Shadowking », son sixième opus devrait probablement changer la donne et propulser le groupe de Nurenberg à une place beaucoup plus enviée.
« Legend Of The Shadowking » marque le retour de Freedom Call aux albums conceptuels, genre qu’il avait abandonné depuis quelques années. Afin de donner une consistance musicale aux évolutions de l’histoire qu’il dépeint, le groupe de Chris Bay s’éloigne un peu de l’autoroute linéaire du speed métal de ses derniers albums pour emprunter les chemins parfois un peu plus lents et souvent plus tortueux du hard rock et du métal classique où les chœurs tiennent une place non négligeable. Cette démarche, plutôt heureuse, semble faire passer le combo à un niveau supérieur. Dans un style musical que ne renierait pas Tobias Sammet d’Edguy, les quatre musiciens germaniques narrent l’histoire du roi Louis II de Bavière, ce monarque décalé et rêveur qui vouait une admiration sans borne à la musique de Wagner et dont la politique un peu laxiste n’était pas du goût de tous. Ce qui explique sans doute son décès dans des circonstances étranges (NDR : Vous avez dit complot ?)
La voix de Chris Bay, comme celle de Tobias Sammet, est mélodieuse et accrocheuse. C’est une des grandes forces du combo. Les autres musiciens ne sont cependant pas en reste, et en particulier Dan Zimmerman, véritable drum-hero qui, à ses heures perdues martèle aussi les fûts chez Gamma Ray. Lars Rettkowitz, quant à lui, délivre riffs inspirés et soli envoûtants qui feront la joie des amateurs de métal véritable.
« Legend Of The Shadowking » est donc une belle réussite pour ces Allemands dont nous n’attendions pas grand-chose. Un must pour les amateurs de métal joyeux et de mélodies percutantes.

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