Après avoir publié deux albums en 2003 et 2005, en compagnie du groupe De Rien, Thibaut a choisi la solitude pour concocter son dernier projet, « Le Comte d’Apothiciare ». Un disque qu’il a réalisé (presque) seul sous son véritable patronyme, Thibaut Derien. Néanmoins, il a quand même bénéficié de l’un ou l’autre petit coup de pouce. Parmi lesquels on épinglera les compositeurs Cyril Giroux et Benjamin Scampini, ainsi que Bertrand Louis qui participe activement aux arrangements.
Suivant son habitude, Thibaut nous emmène sur les chemins de la vie, à travers des textes poétiques où fleurissent allègrement les jeux de mots ou les tournures de phrases originales, voire comiques. L’humour est omniprésent tout au long des douze titres de cet elpee. Simples, tendres et romantiques, les chansons parlent de tout et de rien. Et nous plongent dans une forme de surréalisme où poésie et musique aux relents classiques semblent faire bon ménage. Mais trop de fantaisie tue la fantaisie. Car, si prescrite à doses homéopathiques, cette œuvre peut paraître plaisante, au fil de l’écoute, on se rend compte que les compos souffrent parfois d’un manque de relief. Ce qui explique, sans doute pourquoi, elles deviennent lassantes. Quoiqu’inégal, l’opus recèle quand même quelques titres intéressants. Et je pense tout particulièrement à « Les Acouphènes », au cours duquel il partage un duo en compagnie de François Hadji-Lazaro ou encore « Mon disque d’or », dont le texte original ne manque pas de piment. Bref, un disque ‘bon enfant’, mais qui ne laissera pas de souvenir impérissable…

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