Il y existe tellement de groupes français qui se réclament de Noir Désir, que ce lourd héritage est devenu une véritable malédiction. De Deportivo à Luke en passant par Damien Saez et Eiffel, la liste est longue et interminable. Si certains ont assimilé ce legs avec bonheur (Deportivo), d’autres (Damien Saez) s’en repaissent pour notre plus grand malheur. Varsovie appartient malencontreusement à la seconde catégorie, usant et abusant des clichés reproduits par tant de musiciens pseudo écorchés. Mêmes mimiques vocales, même textes ‘symbolistes’ et même rage mélancolique. En outre, le combo grenoblois double ce pénible mimétisme par une grandiloquence vaguement poétique chère à Damien Saez (encore lui…) Et en particulier tout au long de « Leningrad ». Enfin, leur look ado pompé chez Indochine, Tokyo Hotel et Brian Molko trahit manifestement, chez ce band, un manque de personnalité. Le dossier de presse présente Varsovie comme un trio post-punk. Il est sans doute plus rock et ‘underground’ qu’une grande majorité de ses congénères. Mais il manque surtout d’originalité. A tel point, que leurs compos en deviennent irritantes. A l’instar des onze plages de cet elpee. Quoique, les fans d’un certain Damien Saez devraient peut-être apprécier…

Nederlands
Français 
