« Only Mirrors », premier essai de Drew Andrews n’est pas une nouveauté en soi. Publié pour la première fois en 2008, le disque n’est parvenu à traverser l’Atlantique que deux ans plus tard. Le chanteur, originaire de San Diego, n’en est pas à son coup d’essai puisque c’est au sein de The Album Leaf qu’il a fait ses premières armes. Il profite donc aujourd’hui de la sortie de « A Chorus Of Storytellers », nouvel LP de sa formation originelle, pour hisser son nom vers le haut de l’affiche, dans un même mouvement. Mais « Only Mirrors » est de ces œuvres discrètes dont l’existence même repose sur la confidentialité de sa sortie. Un secret bien gardé, tout à l’honneur de son géniteur.
« Only Mirrors » recèle 14 proses aigres-douces et intimistes. Une pop acoustique solaire à mi-chemin entre un Elliott Smith et un Ed Harcourt, testée et approuvée par Rogue Wave et The Black Heart Procession. Ce qui n’est pas rien. Drew Andrews est de ces artistes qui vous prennent par la main et vous entraînent au cœur de panoramas resplendissants, dressés au gré de leur imagination. « I Could Write A Book », « I Will, You Won’t », « Angeli », « Hospitals Again » sont autant de refuges contre l’ennui, des abris ‘cosy’ au sein desquels on peut se blottir au bras de l’être aimé. Qui a dit que le romantisme était mort ?

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