Ce soir, j’éprouve un énorme plaisir en me rendant au Botanique. Et pour cause, je vais revoir Kurt Vile, le nouveau génie américain de la guitare. Cet ex-membre de The War on Drugs avait publié « Smoke Ring for my Halo », son quatrième opus solo, l’an dernier. Un disque remarquable qui s’était classé dans le ‘Bilboard 200’. L’Orangerie est donc comble pour accueillir ce jeune trentenaire, nouvelle coqueluche avouée de Sonic Youth.
En live, le Philadelphien est soutenu par un backing band : les Violators. Et déjà depuis 2009. Lors de son set, le gratteur yankee et ses acolytes vont enchaîner les perles des deux derniers opus, parmi lesquels j’épinglerai « Jesus Fever » et « Freak Train » mais aussi « Overnite Religion » et « Blackberry Song » (NDR : issus de « Childish Prodigy »). Le son est pachydermique. Les six cordes imparables. Mieux encore, les quatre musicos se révèlent de véritables virtuoses. Traversées de larsens, brumeuses, psychés, les compos baignent dans le shoegaze. Bref, tout au long de ce show, Kurt Vile & The Violators vont s’efforcer d’ériger un véritable mur de guitares. Et le quatuor chevelu va y parvenir, le concert atteignant même son pic d’intensité lors de la reprise du « Downbound Train » de Bruce Springsteen (NDR : une plage extraite de son dernier Ep, « So Outta Reach ») ainsi que de l’irrésistible « Peeping Tomboy ».
A contrario de son dernier passage à la Rotonde, Rotonde, Kurt Vile concèdera un rappel au cours duquel il va interpréter « He’s Alright » et un « Baby’s Arms » empreint de délicatesse. Ce soir, cette nouvelle grande figure de la musique américaine nous a accordé un concert tout simplement magique…
(Organisation Botanique)

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