Axel Monneau, alias Orval Carlos Sibelius, a publié un album qui a fait l’unanimité auprès de la critique. Intitulé « Super Forma », ce disque lui a permis de sortir de l’anonymat. Cependant, malgré la couverture de plusieurs magazines musicaux, la Rotonde, ce soir, était à moitié vide. Multi-instrumentiste, Orval (authentique trappiste belge !) Carlos (comme le terroriste), Sibelius (Jean de son prénom, ce Finlandais était un illustre compositeur de musique classique) est de nationalité française. Il est même parisien !
En live, l’artiste est flanqué d’un groupe. Une jeune fille se charge des claviers. Derrière les fûts, siège un barbu. Probablement un Brésilien. C’est du moins ce que son nom laisse supposer. Le line up est complété par un bassiste et un tromboniste vêtu d’un costard. Et le compte y est. Quant à Alex Monneau, accoutré d’une chemise aux motifs ‘galactiques’ surprenants, reproduisant l’artwork du dernier opus, il se plante au centre. Il empoigne sa guitare et commence le set par un morceau instrumental de plusieurs minutes. Une introduction psychédélique qui monte en un long crescendo conclu par une ligne magistrale de trombone. Superbe ! Mais ces quelques minutes d’échauffement ne suffisent pas pour que le public daigne de lever. Il s’exécutera donc, à la demande des musicos. Dès que les spectateurs sont sur leurs deux jambes, le concert peut réellement commencer. On a alors droit à plusieurs morceaux du dernier album, dont le superbe « Desintegracao ». La formation maîtrise parfaitement son sujet ; les compos de ce récent elpee sont ainsi parfaitement interprétées. Les membres de la troupe n’ont vraiment pas la grosse tête. D’ailleurs, le leader de la troupe n’hésite pas à communiquer avec le public. Exemple, à la fin du concert, alors que la setlist est épuisée, Axel vient s’excuser devant le public, avouant qu’il n’avait plus rien en stock, à proposer. Pour se faire pardonner, le groupe réinterprète alors « Desintegracao », face à un auditoire satisfait de ce compromis.
Les autres disques d’Orval Carlos Sibellius ne seront pas pour autant, négligés. Mais les titres originellement sculptés dans le folk sont adaptés à la scène, pour embrasser une forme plus psychédélique. Si le résultat s’avère sympathique, il faut bien avouer que ceux issus de « Super Forma » sont de meilleure facture. Le set atteindra son apothéose en fin de parcours. Lors d’un « Good Remake » imprimé sur un même riff hypnotique et une nouvelle fois caractérisé par un crescendo d’une petite dizaine de minutes.
Orval Carlos Sibelius a confirmé tout le bien que l’on pouvait penser de lui. Au cours de ce concert, sa formation nous a proposé un cocktail de psyché/pop parfait et tout simplement incomparable. Seul bémol, un répertoire insuffisant. Une seule issue pour combler cette lacune : au travail !
(Organisation : Botanique)

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