Ce 13 février au Botanique, on a droit à deux types de spectacles diamétralement opposés. D’un côté, ambiance familiale et décontractée à l’Orangerie en compagnie de Saule venu présenter son nouvel album. De l’autre, une affiche rock n’ roll partagée entre la formation belge 1982 et quatuor américain Black Lips, responsable d’un nouvel opus intitulé « 200 Million Thousand ». C’est bon, ce soir, j’ai choisi mon camp !
Direction donc la Rotonde. Et le supporting act 1982, dont le set ne passe pas inaperçu. Ces quatre garçons dans le vent se déchainent sur les planches et emportent tout sur leur passage. Fatalement, ça laisse des traces. Et les dites traces, ce sont des confettis jetés à profusion par un vocaliste visiblement plus à l’aise dans son rôle de showman que pour chanter de façon correcte et audible. Dommage, car les trois autres larrons sont irréprochables. J’accorderai même une mention spéciale au drummer, véritable métronome d’un groupe qui sait faire danser !
Après ce hors-d’œuvre, l’atmosphère de la salle est déjà moite. Aussi, les spectateurs foncent au bar pour se désaltérer, avant d’assister à la prestation des quatre gens foutre. Et on l’attendait ce moment. Impatiemment ! A peine monté sur les planches, la formation originaire d’Atlanta lance déjà quelques vannes au public. Dès l’entame, le son flower punk cogne fort et vibre. La foule s’agite dans une fosse qu’il est déconseillé de rejoindre si on souffre d’un quelconque problème cardiaque. Les quatre branleurs ont clairement décidé de mettre la gomme ; et leurs compositions rock braillardes enflamment littéralement une Rotonde pleine à craquer. Pourtant, ce soir rien d’obscène à signaler. Le groupe ayant acquis un statut de culte pour ses expériences ‘live’ abusives, se montre relativement pondéré dans son attitude. Que de la sueur et des crachats. En clair, du soft pour un groupe habitué à uriner, vomir ou même finir à poil sur scène. Faut croire qu’ils auraient mûri. Mais je reste tout de même perplexe quant à cette hypothèse. Car la musique et le lyrisme de ces tueurs restent quand même le plus beau des spectacles. Et ça, ils en auront fait une belle démonstration tout au long de la soirée.
Après un court rappel prévisible, Black Lips revient pour nous balancer trois dernières chansons particulièrement percutantes. Le public est KO debout ! En tout cas, vu la prestation géniale accordée par cette tornade, il aurait été dommage de les manquer. A cet égard, j’ai une pensée émue, pour un rédacteur de Musiczine victime d’une méchante grippe et cloué au lit… je lui souhaite néanmoins un prompt rétablissement…
Organisation Botanique

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