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Pukkelpop 2010 : samedi 21 août

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Les 25 bougies du Pukkelpop s’éteignent lentement  Troisième et dernière journée de festivités sur la plaine de Kiewit. Déjà. Le jeudi et vendredi ont confirmé qu’il s’agissait là d’une édition exceptionnelle. Et le samedi ne va pas être en reste, loin de là.

Il fallait se lever tôt pour ne pas rater une miette des concerts proposés ce samedi. Pas difficile, quand on ne compte que quatre heures de sommeil dans les guiboles. Motif ? Un camping survolté. La journée commence fort dès 11h par les jeunes Ricains de Cymbals Eat Guitars au Club. Originaire de Staten Island, le combo dispense un rock acéré et mélodique, dans un style qui oscille quelque part entre Japandroids et Surfer Blood. Le moins que l’on puisse dire c’est que ça réveille !

Les joyeux drilles d’OK Go embraient sur la Main Stage, dès les dernières notes du show accordé par Cymbals Eat Guitars. Pas vraiment un succès de foule ; cpendant le quatuor manifeste beaucoup de bonne humeur et assène un lot de pépites pop imparables. Il parcourt l’essentiel des singles extraits de ses trois albums, dont un « A Million Ways » qu’ils joueront une seconde fois. Soit quand Damian Kulash, le leader de la bande, aura repéré au sein de la foule, trois jeunes hommes reproduisant à la perfection la choré du clip. Invité sur scène, le trio s’exécute et se débrouille pas mal. Un bon souvenir pour eux.

Direction le Château à 13h, où Toro Y Moi s’est emparé du slot de son pote Washed Out. Ce dernier avait déclaré forfait deux jours auparavant. Ambiance moite sous le chapiteau. Ce qui se prête parfaitement à la Chill-Wave de Chaz Bundick. L’espace d’une petite quarantaine de minutes, le jeune homme va transformer le petit chapiteau en station balnéaire. Il est clair que j’aurai personnellement préféré voir Washed Out s’illustrer sur ce même podium ; mais on n’y perd pas au change, ce petit set étant tout sauf dégeux.

Dans le Dance Hall, les Sud-Africains de Die Antwoord prennent littéralement d’assaut les planches, en balançant un « Wat Pomp » percutant. Le trio de rappeurs s’agite sous un chapiteau plein à craquer. Le buzz a fonctionné, c’est clair. Mais on ne sait pas vraiment sur quel pied danser, vu l’attitude affichée par cette bande de bouffons survitaminés. A prendre au premier ou au second degré ? 

Petit saut dans le temps à 13h50 lorsque Kitty, Daisy & Lewis investissent le Club. Cette fratrie s’était déjà distinguée lors de la Pias Nite, en mars dernier, à Tours & Taxis. La petite famille a du talent à revendre et impressionne par son authenticité. On croirait les musicos sortis tout droit d’un clip des années 50. Et lorsqu’on sait qu’en 2005, ils publiaient leur premier single à l’âge de 12 ans pour Kitty, 14 pour Lewis et 16 pour Daisy, un seul mot me vient à la bouche : ‘Respect !’ Cinq ans plus tard, le trio fait preuve de plus de maturité que la majorité des petits jeunes issus de la scène indie contemporaine.

Surfer Blood est dans la place. Sous le Marquee, pour être précis. Ce quintet nous vient de Floride. Il vient de délivrer "Astro Coast", son premier labeur, un opus dont les morceaux sont dignes d’un Beach Boys voire d’un Weezer sous stéroïdes. Portée par des groupes tels que Best Coast et Wavves, la mouvance Surf Music ou Beach Rock renaît de ses cendres ; et si, scéniquement, ces formations sont toutes aussi impeccables que Surfer Blood, le genre pourrait couler autant de beaux jours que dans les années 50 à 70.

Pukkelpop, ce ne sont pas seulement des concerts mais également des animations éparpillées un peu partout sur le site. Les plus sympathiques sont celles implantées autour du Bazar (un manège, une grande roue, une fanfare, des majorettes, etc.) Les plus nazes, on les doit aux sponsors. Ici pas de Joe Piller ou de stand Red Bull comme à Dour, mais pas beaucoup mieux. Dans le genre affligeant, deux boîtes remportent la palme. Déjà rencontrées sur la Plaine de la Machine à Feu, d’ailleurs. D’abord Coca-Cola et son stand rouge vif qui fait mal aux yeux et aux oreilles. Ensuite Proximus. Ce dernier invite à une espèce de cours de danse grotesque animé par de gros bouffons. Il est loin le temps ou les sponsors se contentaient d’une présence relativement discrète…

Mais revenons à nos moutons. Ou à nos rennes, plutôt. Le château est plein à ras-bord pour la prestation très attendue de Caribou. Fidèles à eux-mêmes, Dan Snaith et ses acolytes nous réservent un spectacle fascinant, articulé essentiellement autour de « Swim ». L’indispensable « Melody Day » sera l’unique incursion dans le back catalogue. Une fois encore, les Canadiens sont à la hauteur des attentes. Et les fans de leur pop psychédélique, qui ne les ont jamais vus en ‘live’, feraient bien d’acquérir au plus vite le précieux sésame, afin d’aller les applaudir à l’AB, le 27 novembre prochain. Vous ne le regretterez pas, parole d’honneur.

En voilà d’autres attendus de pied ferme. Et ils n’ont pas déçus. Les gars de The Drums sont gentiment déjantés. Les cousins germains hyperactifs des Smiths font une entrée remarquable sur l’estrade du Marquee, en exécutant un « Me & The Moon » pêchu à mort. L’incontournable disque éponyme est parcouru de long en large ; mais on retiendra surtout les inimitables pas de danse opérés par Jonathan Pierce et Jacob Graham. I wanna go surfing ! A ne pas rater en décembre à l’AB !

Pas encore de déception aujourd’hui ? C’était sans compter sur le show de Gonjasufi, sans queue ni tête et parsemé de problèmes techniques. Si bien que le bonhomme quitte même l’estrade en milieu de parcours, pour revenir quelques minutes plus tard. Trop tard, on n’est plus là, mec.

Beau et intense. Ce sont les deux mots qui décrivent le mieux le concert de The National sur la Main Stage. La formation, renforcée pour la circonstance, par quatre musiciens de tournée, rend justice aux plus beaux morceaux de sa discographie. Plus particulièrement « High Violet », évidemment. Au point d’en frissonner lorsque Matt Beringer se met à interpréter « Bloodbuzz Ohio », « Fake Empire » ainsi qu’« Afraid Of Everyone », de sa voix soignée au vin blanc. Splendide !

Un qualificatif que l’on peut attribuer également au duo James Mercer - Danger Mouse, alias Broken Bells. Le leader des Shins et l’infatigable producteur, accompagné de leurs musiciens, prodiguent un set parfait en tous points. Il faut dire que vu le cv d’un gars comme Danger Mouse, on pouvait s’y attendre. Pas de surprise au niveau de la setlist par contre, constituée de la quasi-intégralité du disque éponyme.

Pas de surprise également chez Flying Lotus. Le mec a tellement d’idées dans la tête que le tracklisting ne pouvait pas se focaliser uniquement sur le disque dont il devrait assurer la promo. L’énorme « Cosmogramma » y passe, évidemment, mais il est entrecoupé de morceaux inédits et autres remixes. Steven Ellison a.k.a. Flying Lotus (FlyLo pour les intimes) s’apprête d’ailleurs à publier un nouvel Ep. Ce mec ne s’arrêtera jamais, c’est sûr.

Dernier tour de l’année du côté de la Main Stage, pour le concert retentissant de Queens Of The Stone Age. Ces derniers viennent de publier une version deluxe de « Rated R » pour fêter les dix ans de cette œuvre culte. Aussi, on aurait pu s’attendre à une setlist basée sur cette dernière. Mais Josh Homme et sa troupe ont choisi d’explorer une grande partie de leur discographie. A mi-parcours, Les Reines de l’Age de Pierre assomment d’un bon coup de gourdin l’énorme masse de fans réunis à leurs pieds au son de « Little Sister » et « Go With The Flow ». Autre moment fort, un « Song For The Dead » final éclatant. Les figures de proue du Stoner sont toujours aussi efficaces ; mais tout ça ne nous rendra pas l’inimitable duo Josh Homme - Nick Oliveri… 

 Fin de parcours en ce qui me concerne. Sous le Marquee, le décor mis en place pour le spectacle de Jónsi est légèrement moins impressionnant que lors de sa prestation concédée à l’AB, quelques mois plus tôt. Mais la voix du leader de Sigùr Rós demeure aussi magique et bouleversante. Entre les titres extraits de son premier disque solo, l’Islandais ultra-créatif propose quelques nouveaux morceaux d’une délicatesse magistrale et affirmée.

De quoi clôturer de la plus belle manière ces trois journée de rêve. Une édition tout simplement parfaite. Evidemment, hormis les drames survenus durant les deux premiers jours du festival. Si les organisateurs du Pukkelpop nous ont offert une édition aussi inoubliable pour les 25 ans de l’événement, je n’ose même pas imaginer ce qu’ils nous réserveront pour leurs 30 ans. En attendant, vivement l’an prochain !

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2010-08-21
  • Festival Name: Pukkelpop
  • Festival Place: Kiewit
  • Festival City: Hasselt
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