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Dour Festival 2012 : samedi 14 juillet 2012

Écrit par - Redouane Sbaï + Sebastien Leclercq -

Debout mes petits Français de Dour! Votre fête nationale, c’est sous la drache belch’ que vous la vivrez. Service minimum ce samedi de la part du festivalier qui a déjà deux jours d’exploration de marécages boueux dans les jambes.

Arrivée sur site vers 19h. Le set mollasson de Nada Surf sur la Last Arena ne donne pas vraiment envie d’y enfoncer les pieds. C’est donc sous le Club Circuit que tu cours ; enfin, tu te traînes, histoire d’être au sec, mais surtout en prévision du retour sur les planches de l’un des plus grands groupes hip hop old school.

Les Californiens de The Pharcyde débarquent sur le coup des 20h pour un vrai, grand live. Enfin, croisons les doigts pour que ce soit le cas. Ce ne peut pas être pire que Doom ou MF Doom ou whatever you wanna call him. Pas de masques, pas de Karaoké. The Pharcyde se la jouent 100% live. Un peu trop. Du coup, tout ce qu’on retient du set, outre une énergie indéniable et des tubes qui n’ont pas vraiment pris un quelconque coup de vieux, ce sont les incessants appels au public à la ‘When I say Phar, you say Cyde’, qui entrecoupent quasiment tous les morceaux du spectacle. Ok, les gars, on est bien là et on bien retenu votre nom !

21h, Bon Iver sous un ciel gris et dans des bottes qui pataugent dans la vase, ça donne pas envie. Mais vraiment pas. Les travaux de Justin Vernon sont de ceux qui vous dressent les poils de bras, vous filent une bonne chair de poule et vous donne envie de vous agripper bien fort à son âme sœur. Sauf qu’à la Last Arena, en l’état, on s’agrippe bien fort à son âme sœur mais pour d’autres raisons. « Perth » s’échappe des baffles et toi, t’es là, tu ressens rien. Rien du tout.

Y’a du Shantel dans la caravan palace à 22h. Le Shantel de l’occasion, celui qui va nous réchauffer un peu, c’est Parov Stelar. Sa caravan palace d’une heure, c’est le Dance Hall. Une musique festive, un peu électro, un peu retro, amalgame des deux formations précitées. Et si d’ordinaire, en période de chaleur tropicale, on ne s’y serait peut-être pas arrêté, le dance Hall se transforme en abri idéal. La Grand-Messe du Parov Stelar Band va faire plus d’un adepte, d’autant plus que le chapiteau est rempli à ras-bord. Musicalement, la prestation manque fortement de solidité mais dans ces circonstances, rien à battre.

Circulez, entre 23h et minuit y’a rien à voir. On se cale donc gentiment dans le Club Circuit en attendant la paire de Shoes. Et The Shoes, ils vont t’en mettre, de la claque ! T’avais bien entendu ici et là qu’ils n’étaient pas trop mauvais en live. L’euphémisme. Le duo, ici flanqués de quelques potes, histoire de bien battre du fût, t’ont retourné le chapiteau en cinq minutes chrono. Probablement la meilleure surprise de l’édition 2012. Même un morceau plus calme comme « Wastin’ time » prend une dimension autre sur scène. Le duo de Reims à tapé dans le mille, au moment où le public en avait le plus besoin. Une petite montée d’adrénaline sur le désormais classique « Time to Dance » et un énorme set, visible en intégralité sur le site du festival, via Arte.

Un peu de Club Cheval pour suivre. Le quatuor, en mission DJ Set, bourre dans le tas avec des beats grossiers. Aucune importance. Plutôt danser que d’envisager la longue route du retour. Un cheval ? Ouais, ce serait pas mal, là…

(R.S.)

 
Pour votre serviteur, cette journée est la plus ‘pauvre’ en matière de programmation. A contrario du jeudi ou du dimanche, il faut parfois se gratter la tête pour élaborer son planning…

C’est la tournée d’adieu de Marcel et son Orchestre. Ils se produiront pour la toute dernière fois, cependant, dans leur fief, à l’Aéronef de Lille. En attendant, la bande de gais lurons s’arrêtaient à Dour, le jour de fête nationale française. Etonnant, leurs tenues de scène sont particulièrement sobres. Et le début de leur set est tout aussi réservé. Un premier acte au cours duquel les Ch’tis vont nous livrer une prestation plus cabaret. Avant d’en revenir à leur ska rituel dont l’impétuosité va inciter les premiers rangs d’un Dance hall bien rempli, à se remuer…

Autre lieu, autre style. La Petite maison dans la prairie accueille The War On Drugs. Le sombre chapiteau convient bien à l’ambiance psychédélique cultivée par le groupe. De nombreux spectateurs sont d’ailleurs assis sur le plancher. Bien que le combo soit issu de Philadelphie, il émane un parfum d’Ouest américain, tout au long de leur set. Les aficionados de Neil Young devraient apprécier. Epurées, les mélodies d’Adam Granduciel sont aventureuses. Mais certaines compos tirent un peu en longueur. Faut dire que l’ombre de Kurt Vile plane toujours au-dessus de la formation. Et ce n’est que dans quelques heures qu’il fera son apparition, flanqué de son nouveau band, The Violators.

Peu d’ambiance face à la Last Arena en ce début de soirée. Nada Surf est venu défendre son septième opus, « The Stars Are Indifferent To Astronomy ». Excellent, par ailleurs. Mais le public reste de marbre. Il faudra attendre les dix dernières minutes de la prestation pour que la foule se réveille. Et pour cause, le combo aligne ses vieux tubes. Dont le college hit « Popular » et un « Always love » interminable. Nada Surf serait-il devenu uniquement une vieille gloire issue des 90’s ? En tout cas c’est toujours l’impression que me laisse le groupe yankee, chaque fois que je le revois en ‘live’…  

A l’instar de Grizzly Bear et de Fleet Foxes, Bon Iver et incontestablement un des fers de lance de la nouvelle vague pop/rock étasunienne. La foule se masse devant la grande scène. Malheureusement, si leur prestation est techniquement irréprochable, elle est tout bonnement soporifique. Un titre de leur set résume le set : « Holecene ». Parfaitement interprété, ce titre, on n’en voit jamais la fin. Le type de concert qui s’apprécie confortablement assis, au Cirque royal, en plein… hiver. Faut dire que leur light show n’est pas de nature à bousculer la galerie. Quelques lampes et bougies, placées en front de scène, entretiennent un univers paisible. Même « Skinny love », traduit en tube après la cover opérée par Birdy, ne parvient pas à déclencher l’étincelle…

Pour enfin assister à un auditoire qui déménage, ‘the place to be’ est incontestablement la Cannibal stage. Le temple des fans du métal et du hardcore. Devant le podium, une mini-estrade a été installée afin que les slammers puissent s’en donner à cœur joie. Passé le combo noir/jaune/rouge Do or Die, Heaven Shall Burn secoue littéralement le cocotier. On se souvient encore de leur set accordé sur la Plaine de la Machine à Feu, en 2008. Depuis, le band allemand n’arrête plus de propager le feu, partout où il passe. Comme lors de la dernière édition du Groezrock. Des conditions optimales pour réitérer leur performance. Le set commence sur des chapeaux de roue –ou plutôt des roulements de tambour– par « Counterweight ». Les pogos et autres ‘circle pits’ sont cependant adoucis par les discours ‘straight edge’ du sympathique chanteur.

Le meilleur moment de la soirée nous a été accordé par Kurt Vile and The Violators. Pour rappel, le collectif a publié son premier elpee chez Matador. Un label notoire chez qui ont transité ou militent encore Mogwai, Superchunk, Interpol ou Yo la Tengo. Une fameuse référence. Le band nous réserve ses « Jesus fever », « Baby’s arms », « On tour » et « Ghost town ». Le décor est ainsi planté. Au beau milieu d’un désert américain. Lieu de rencontre entre le folk rock naturellement hérité de leur passé et le grunge de leurs grands frères. Cependant, sur les planches, Kurt Vile se comporte comme Jay Mascis (NDR : c’est le leader de Dinosaur Jr. !), la veille. On est en plein univers shoegazing. Sourire ou tentative de communication sont aux abonnés absents. Le chanteur dissimule son visage derrière sa longue chevelure bouclée. Mais on s’en fout, car ses lyrics tiennent parfaitement la route. Kurt a aussi une bonne voix. Enfin, Vile est un excellent songwriter qui marche tout simplement sur les traces de Bob Dylan et de Lou Reed…

Après avoir vécu ce grand moment du festival, je retourne à la Cannibal Stage. Avec des pieds de plomb (NDR : ou plus banalement les godasses couvertes de boue). A l’affiche, Punish Yourself. Ben oui, c’est du déjà vu et entendu. Pas de révolution majeure dans leur show. Les tenues fluo sont toujours de rigueur. La danseuse fétichiste cherche à allumer la foule, tout comme les quelques effets pyrotechniques. Pas étonnant d’ailleurs qu’un pompier soit attentif au déroulement des événements, près de l’estrade. Musicalement, pas de grande révolution. La musique baigne au sein de l’indus, mais l’électro(cardiogramme) demeure malencontreusement plat. Un show plus agréable à voir qu’à écouter. A cet instant, la foule commence à envahir le site…

Les clubbers du samedi soir rendent la circulation entre les podiums de plus en plus difficile. C’est donc l’heure de rentrer au bercail, d’autant plus que demain devrait être riche en découvertes…

(S.L.)

Voir aussi notre section photos ici   

 

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2012-07-14
  • Festival Name: Dour Festival
  • Festival Place: Plaine de la Machine à Feu
  • Festival City: Dour
  • Rating: 0
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