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LaSemo 2015 : samedi 11 juillet

Écrit par - Dider Deroissart et Stéphane Reigner -

Le Lasemo est un festival très particulier. Il fait même un peu figure d’OVNI dans la jungle musicale ! Situé à mi-chemin, dans son approche intellectuelle et philosophique, entre le celui de Dour et le Parc Rock de Baudour, il privilégie la découverte culturelle tout en mettant l’accent sur l’écologie. Sans oublier le brin de volonté philanthropique. La diversité des activités est si large qu’on ne sait plus où donner de la tête. Aussi, ce qui peut paraître un atout, se révèle, in fine, assez frustrant !

On attaque la seconde journée de LaSemo sous un soleil de plomb.

Direction scène du ‘Château' pour la prestation du quatuor Mambo. Mambo relève du collectif liégeois Honest House et il vient de publier son premier opus, « Bertier ».

Des musicos qui ont déjà bien roulé leur bosse en militant au sein de différents projets : Volt Voice, Graffin Volder, Horson, Casse Brique et Frank Shinobi. Le groupe réunit les guitaristes Matthieu Charray et Julien Conti ainsi que Thomas Dardenne à la basse et Fabian Georges aux drums.

Instrumental, leur math/rock procure de très bonnes sensations. Quelques titres évocateurs de leur long playing ? « Dodo La Moisissure », « Krokodile Junkie », « Botox Party » et « Renfort Caisse ». Ils ont été finalistes du Concours Court-Circuit 2015. Un groupe liégeois à tenir à l'œil. Malheureusement, je ne puis assister très longtemps à leur prestation, car des interviews m’attendent…

Jean-Jean le présentateur le rappelle souvent, vu la canicule, il est nécessaire de s’hydrater. Mais également protéger les oreilles de nos petites têtes blondes. Des casques sont d’ailleurs mis à leur disposition. A cet égard, je ne comprends toujours pas l’inconscience de parents qui entraînent leur progéniture près des baffles, en front de scène. Coup de gueule !

Les entretiens terminés, votre serviteur revient au même endroit pour le spectacle des régionaux de l'étape. En l’occurrence Poulyroc.

Ils sont repartis en tournée pour deux bonnes années. Vêtus de tee-shirts orange, les musicos du collectif sont venus défendre leur dernier LP, « Dédé Le Sot Mûr », paru en 2015. Ils sont 12 à faire la fête sur les planches et à foutre le bordel dans la foule : Jef, Flo, Piet, Schnell, Bouc, Snakes, Sabrina, Soifie, Locolucho, Nono, Manu et le Chevalier Blanc..

Le Chevalier Blanc et Bouc sont un peu les têtes de proue du combo. Sympa et débordant de bonne humeur, ce dernier se prend pour un écossais. Même qu’il n’a rien sous le kilt. En outre, il apporte une touche métallique aux compos. A cause de sa voix ‘death’.

Chez Poulyroc, pas question de play-back. Il y a des filles et des garçons aux cuivres, des guitares, une basse et un batteur au drumming métronomique.

Leur style oscille entre pubs à la sauce Pouly, fanfare, classique, ska/punk et reggae. Le club Dorothée, Walt Disney et Chantal Goya ont également voix au chapitre au sein de ce potpourri propice à la kermesse ou à la fête de la bière. Comme Lazare, leur objectif est de ressusciter les morts et de les faire marcher. Un grabataire va automatiquement se lever de son fauteuil PMR. Tu souffres de la goutte ou de rhumatismes, tu lâches tes béquilles ou ta canne, et tu te mets à danser. Tu as coincé tes muscles zygomatiques, ils seront instantanément libérés. Ath et Lessines ont de fameuses stars chez leurs administrés. Et un fan club conséquent qui participe à mettre un joyeux boxon dans la fosse.

Direction ‘La Tour’ où se produit Collectif 13. Ils sont huit sur les planches (NDR : 4 vocalistes, un batteur, un dj, un gratteur et un bassiste), 13 si on compte les techniciens. Ce qui explique leur patronyme. Le line up des musicos implique Guizmo (Tryo), Mourad (La Rue Kétanou) Gérome (Le Pied De La Pompe), Alee, Max (Mago / Le P'tit Son), DJ Ordoeuvre, Fred (LPDLP / No One is Innocent) et Erwann LPDLP. Lors des sessions d’enregistrement de leur elpee, simplement baptisé « 13 », la formation avait reçu le concours de deux invités de marque : Gari Greu (Massilia Sound System et Zeitoun (La Rue Kétanou).

Ce combo s’inspire du rock alternatif des eighties, et notamment de Mano Negra, Bérurier Noir et des Wampas. Mais également de formations plus récréatives comme Marcel et Son orchestre ainsi que Lenine Renaud. Bref, un brassage de styles particulièrement ample qui oscille du rock au reggae, en passant par la chanson française, l'electro et le rap.

Un des chanteurs, le sympathique Gérome Briard, est imposant, chauve et barbu. Circonstanciellement, il se consacre à la sèche. Et par rapport à sa stature, elle est minuscule. Le sixcordiste, Fred Mariolle, est coiffé de dreadlocks.

L’estomac de votre serviteur commence à crier famine. Il est donc temps de se restaurer.

Place ensuite à un autre collectif : Debout sur le Zinc. Un septuor qui figure parmi les artistes les plus sollicités par les festivaliers du LaSemo. Il réunit Romain Sassigneux (clarinette, guitare, banjo, chant, chœurs), Simon Mimoun (violon, chant, chœurs, trompette), Olivier Sulpice (banjo, mandoline), Fred Trisson (accordéon), Cédric Ermolieff (batterie, xylo, tambourin, derbouka) et Thomas Benoît (basse, contrebasse). Le band vient d’engager Marie Lalonde, destinée à apporter une touche féminine quoiqu'elle s'en défende à l’ensemble.

En 20 ans de carrière, la formation a accordé plus de 2 000 concerts. Et assuré le supporting act pour des groupes aussi prestigieux que Rachid Taha, Les Têtes Raides, Louise Attaque et Les Garçons Bouchers. Eponyme, son premier elpee est sorti en 1999. Et son dixième, « Eldorado » devrait paraître ce 25 septembre. Edith Fambuena (Alain Bashung, Etienne Daho, Miossec) s’est chargé de la réalisation et Antoine Gaillet (Mademoiselle K, Julien Doré, M83) du mixage.

Ce n'est pas la première visite du groupe au LaSemo.

Dominée par l’accordéon, les cordes et la clarinette, leur musique est le fruit d’un cocktail entre folk celtique, tradition tzigane voire manouche, world festive et pop mélodieuse. Et le tout est dynamisé par les percus. Ecrits dans la langue de Voltaire, les textes sont soignés. Et à l’instar du Collectif 13, Debout sur le Zinc communique sa bonne humeur à la foule présente.  

La deuxième journée s’achève pour votre serviteur. C’est mon collègue Séphane qui prend le relais. A demain !

Il est près de 21h15 et Robbing Millions va bientôt littéralement enflammer la scène du ‘Petit Château’.

L’expression sonore de ce quintet 100% belge oscille subtilement entre rock, jazz, indie et psyché barré. Elle est complexe et difficile à décrire. En tout cas, elle évolue bien loin des clichés de la pop sucrée pour minettes en chaleur ! Et pourtant, les musicos sont jeunes et beaux. Simplement, ce sont des adeptes du second degré qui aiment prendre leur pied sur les planches. Ce qui explique pourquoi on les voit virevolter et sautiller sur l’estrade. Pour le plus grand bonheur de leurs aficionados. Un show visuel cependant quelque peu brouillon. A contrario de leur musique. D’ailleurs, Lucien Fraipont (guitares/chant), Gaspard Ryelandt (chant/artwork), Léo Dupleix (claviers), Laurens Smet (basse) et Jakob Warmenbol (batterie) sont plutôt d’excellents musiciens.

Leurs mélodies, loin d’être simples, sont auréolées de beats en tout genre et prouvent une fois encore que la Belgique regorge d’artistes talentueux. Des passionnés au sens noble du terme. Ca se voit, ça se sent et surtout ça s’entend !

S’ils ne déclenchent pas encore la grosse déferlante médiatique, ils marchent assurément, à force de travail et de persuasion (d’auto persuasion ?) vers un succès d’estime bien mérité !

Leur premier CD a été enregistré artisanalement dans une chambre alors que le second a été réalisé dans un vrai studio. Comme les pros ! C’est dire l’engouement suscité !

Aucun doute, ils attireront, sans nul doute, au fil du temps, de plus en plus d’admirateurs. 

Mais ce soir, les musicos donnaient l’impression d’accorder un spectacle de gamins tout droit sortis de sixième primaire dans le but d’épater des parents assis au premier rang lors d’une fête scolaire.

Le manque de cohérence et l’individualisme persistant faisaient peine à voir ! Complètement pathétique !

La fin de la prestation a été rythmée par une situation complètement inattendue !

Des fans hystériques qui, lors d’un moment d’inattention du personnel de sécurité à la crash barrière, se sont précipités sur l’estrade et l’ont envahie.

Les musiciens ne savaient plus où donner de la tête. Complètement effaré par une situation dont personne ne connaissait l’issue, le leader du band a même dû se barrer et rejoindre le parterre de badauds retrouvant les quelques centimètres carrés d’espaces nécessaires afin de pouvoir terminer le concert.

Les organisateurs avaient misé sur un artiste belge pour clôturer cette seconde journée !

Arno est à la chanson ce que Van Gogh est à la peinture ! Il appartient à ce patrimoine dont nous pouvons être résolument fiers.

Intelligemment torchés, ses lyrics sont bourrés d’émotion.  

Mais pas que ! A l’instar d’un Gainsbourg, c’est une personnalité à part entière ! Elle plaît parfois, dérange souvent !

Souvent destinée à un public d’initiés, la discographie de ce crooner est plutôt longue.

Bon nombre de festivaliers étaient donc impatients de (re)découvrir ce bon vieux chanteur séculaire venu en terre wallonne afin d’y présenter un florilège de tubes.

Enfin, c’était sur papier ! Parce que la réalité a été tout autre ! En effet, le Sieur n’était manifestement pas très enjoué de venir faire vibrer ses cordes vocales à la Tom Waits sur la plaine du Lasemo.

Complètement amorphe, le public avait l’impression de s’emmerder. Vraiment ! D’ailleurs, après quelques minutes, les spectateurs ont commencé à bavarder, comme s’ils étaient attablés à un comptoir de bistrot, sans même plus se soucier de la prestation qui se déroulait sous leurs yeux.

Votre serviteur entend déjà les critiques formulées à son égard. Certains prétexteront en effet que le gaillard a la mauvaise réputation d’être froid avec son public et que cette attitude fait partie, à part entière, de la folie schizophrène du personnage. Peut-être…

Mais, pour l’avoir déjà vu il y a quelques années au sein de ses formations plurielles (TC Matic ainsi que Charles et les Lulus), on peut affirmer que le gaillard a chopé la grosse tête depuis !

Absolument aucune communication ! Pas de salut, ni d’au revoir ! Le gars était venu comme l’ouvrier à la chaîne qui vient prester entre 8 et 17 heures, parce qu’il a besoin de nourrir sa famille !

Ces mêmes détracteurs vont probablement souffler un vent de protestation en dénonçant que l’on puisse écrire un article mitigé sur un compatriote flamand, tout en accusant votre serviteur, à tort, d’afficher un racisme primaire.

Pourtant, bon nombre de spectateurs partageaient ce sentiment d’assister au spectacle d’un artiste je-m’en-foutiste.  

Arno a ainsi balancé, vite fait, une série de compositions… L’absence manifeste de tubes ont rendu ce concert bien tristounet. Il a fallu attendre plus d’une heure avant que la foule ne sorte de sa léthargie. Soit lors de deux titres phares : « Putain, putain » et la reprise de « Les Filles du bord de mer » d'Adamo, au cours duquel les uns et les autres ont commencé à tanguer tel un bateau à la dérive.

Après une interruption de quelques secondes, les musiciens sont revenus affronter un parterre passablement frustré. Le rappel d’un seul pauvre titre était à l’image de ce qui précède. Nullissime !

(Organisation : LaSemo)

Informations supplémentaires

  • Date: 2015-07-11
  • Festival Name: LaSemo
  • Festival Place: Parc d’Enghien
  • Festival City: Enghien
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