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Riffs' n' Bips 2008 : samedi 11 octobre

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La cinquième édition du Riffs n Bips a donc vécu un gros succès populaire. Plus de 6 000 personnes s’y étaient donné rendez-vous ! Pour parvenir jusqu’au site, pas de problème. Mais pour trouver l’entrée réservée à la presse, fallait une bonne boussole. Et à l’intérieur, on a l’impression de participer à un jeu du labyrinthe. Heureusement, les bénévoles sont extrêmement sympathiques et nous aident à retrouver notre chemin. Finalement, après avoir effectué le même parcours plusieurs fois, on a compris ; et on ne se retrouve plus par hasard derrière le podium.

Entrée en matière réussie pour The Von Durden Party Project, une formation dont les membres sont issus des quatre coins de la Wallonie. Un set musclé, pétillant, énergique au sein duquel les musiciens recrachent élégamment toutes leurs influences qui oscillent de The Subways aux Queens of the Stone Age, en passant par les Infadels, les Kinks et Blur. J’ai même envie d’y ajouter Franz Ferdinand pour le sens mélodique et les Arctic Monkeys pour l’attitude. En gros le combo joue une sorte de stoner/punk/garage balayé par un zeste d’électro, pour faire dansant. C’est bien dans l’air du temps, c’est sympa, mais ce n’est pas nouveau. Responsable d’un album à ce jour « Death Discothèque », la formation doit encore digérer ses influences pour se créer sa propre voie. Et ma foi, elle en a le potentiel.

Starving est un peu la formation locale, puisqu’elle est issue de Dour. Le line up implique un nouveau batteur et une nouvelle claviériste. Par contre, c’est toujours Claudia qui est sous les feux des projecteurs. Son timbre vocal limpide mais argentin continue d’apporter un vent de fraîcheur à une musique plutôt eighties. Faut dire que les synthés vintage n’y sont pas pour rien. Pourtant le groove proposé par le line up est solide. Mais on ne peut se détacher de l’attitude sexy de la vocaliste. D’autant plus qu’elle a opté pour une coiffure plus sobre. Moins chauve-souris. Les textes sont pour la plupart interprétés dans la langue de Molière. Finalement assez sombres. Et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que Claudia est occupée de marcher sur les traces de Jo Lemaire. Carrière en solo en vue ? Seul l’avenir nous l’apprendra.

Dès que White Rose Movement monte sur les planches, mes yeux se focalisent sur le leader/vocaliste, Finn Vine. Non seulement, il porte des lunettes, mais il ressemble à Jarvis Cocker, l’ex-leader de Pulp. Aussi, on imagine forcément se taper une musique très eighties. Pan dans le mille ! Issus de l’Est de Londres, ces jeunes dandys semblent avoir été nourris à la new et à la cold wave. Celle de New Order, tout particulièrement. Mais aussi de Simple Minds circa « Sons and fascination » et Depeche Mode. Synthé glauque. Batterie robotique. Univers plutôt sombre. C’est à la mode, mais quand on a vécu l’époque en direct, on reste perplexe…

Nada Surf est un combo que j’ai toujours beaucoup apprécié. Et il faut reconnaître que sur les planches, ils ne déçoivent jamais. Mais depuis février dernier, époque à laquelle ils s’étaient produits à l’Orangerie du Botanique, leur set n’a pas beaucoup changé. Seul détail, Daniel Lorca, le bassiste, joue assis. D’après les dernières infos, il se serait pété le genou. Ce qui rend leur prestation moins percutante. On aura quand même droit à quelques superbes titres, dont certains repris en chœur par le public, comme les inévitables « Popular », « Inside of love », « Weightless », « Hi-speed soul », « Always love » et « Fuck it », véritable moment de défoulement pour la foule. Et reconnaissons-le, Matthew Caws est toujours aussi sympa !

Formation gantoise, Arid jouit d’une grosse popularité. Aussi bien dans le Nord que dans le sud du pays. Premier atout, les musiciens sont loin d’être des manchots. D’ailleurs, personnellement, j’estime que c’est le groupe qui s’est fendu du meilleur set ce soir. Pas pour rien qu’un rappel lui a été réclamé. Mais instrumentalement parlant. Et pas seulement pour le succès récolté par ses tubes. Ou parce qu’ému par le romantisme ambiant, quelques vieux couples ont entamé un slow. Que ne chante pourtant pas Klaus Meine des Scorpions, même si à cet instant, la voix de Jasper Steverlinck m’y fait beaucoup penser. Pour certains, il possède un très beau timbre. Mais ses inflexions constamment dispensées dans le même registre finissent par agacer. Et la force du groupe devient alors une faiblesse. J’ignore si on lui a un jour reproché. Ou alors, s’il a écouté ces griefs. Car Jasper a suffisamment de talent pour marcher sur les traces d’un certain Jeff Buckley... Pas qu’on lui demande de se jeter dans l’Escaut, mais tout simplement qu’il module son organe vocal. Et Arid pourrait alors passer en division supérieure.

Cali est un extraordinaire showman. Et il l’a une nouvelle fois prouvé ce soir. Il monte sur les planches, coiffé d’une casquette (qu’il jettera dès le second morceau) et enflamme instantanément le public. Il arpente le podium de long en large et entame son premier morceau en criant dans un porte-voix. Ils sont sept sur scène dont deux cuivres : un tromboniste et un trompettiste. Il se prend tout à coup pour un Mc’s, mais surtout enchaîne les tubes et au beau milieu de son concert, nous balance un réquisitoire musclé pour nous rappeler la situation des sans-papiers. Il se souvient de sa famille persécutée par le régime franquiste (NDR : sa famille est d’origine catalane) et ose la comparaison. Moment très émouvant. Le show défile à du 200 à l’heure. Il invite régulièrement le public à participer à la fête. Et avant de reprendre le « Without you » de U2, rythme personnellement une compo sur une caisse claire, qu’on est venu lui apporter. Rappel inévitable. Cali descend dans le public. « C’est quand le bonheur ? ». Il fonce au bout de la salle. Monte sur une table et se laisse porter par la foule jusqu’à la scène. Cali a beaucoup transpiré. Les spectateurs aussi. Un spectacle ‘live’ d’exception. Accordé parfois au détriment de l’aspect musical… Mais c’est sans doute une question de goût…

La tête d'affiche de ce 5ème festival Riffs' n' Bips était bien le collectif bruxellois Front 242. Fondé en 81, ce groupe est une des sources de l'Electro Body Music ; et on pouvait donc rêver d’un show de rêve pour l'organisation. En outre, la formation peut toujours compter sur un contingent de fans fidèles. Tout comme lors du festival FeestInHetPark à Audenarde, leur set s’est révélé très dynamique. Le public a bien réagi à des titres comme "Take-one", "Welcome to Paradise" ou encore le morceau ‘trance’ "Moldavia". Enfin, des compos comme "Religion" et "Headhunter" ont permis de vivre un final étincelant. Côté regrets, on notera la brièveté de la prestation (une heure à peine) ainsi que l’absence de grands classiques. (J.M.)

Et pour clôturer le festival, Dr. Lektroluv était de la fête. Chemise blanche, masque vert, énormes lunettes, combiné téléphonique en main (en réalité un vieux cornet…) il assène ses beats techno et electro. Un pilonnage qu’il va opérer jusqu’aux petites heures pour le plus grand bonheur des nightclubbers… (J.M)

Ah oui, et je vous invite à rejoindre notre rubrique ‘Live photos’ pour y découvrir les superbes clichés réalisés par Sindy…

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2008-10-11
  • Festival Name: Riffs' n' Bips
  • Festival Place: Lotto Expo
  • Festival City: Mons
  • Rating: 0
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