Le projet Domino invite, chaque année, des artistes atypiques et innovateurs sur la scène de l’Ancienne Belgique. Ce festival a notamment programmé les premiers concerts indoor de groupes comme The Mars Volta, Battles, Sigur Rós, Múm… Il a également contribué à la consécration d'artistes comme Joanna Newsom, Soko, LCD Soundsystem, Jamie Lidell, Emiliana Torrini ou encore CocoRosie. Pour sa 13ème édition, le festival marque un grand coup en invitant les inclassables Allemands de Notwist venus présenter leur dernier opus.
Grâce à ce sixième album « The Devil, you+me », Notwist nous démontre qu’il compte, incontestablement, parmi les groupes les plus expérimentaux et créatifs de la scène Indie Pop du XXIème siècle. Sombrement lyrique, somptueusement hypnotique, le quatuor bavarois nous offre une pop qui frissonne encore d’ondes électroniques. Jonglant sans cesse avec les sonorités les plus diverses (pop, rock, électro, jazz…), les auteurs effacent avec une habileté surprenante les lignes de clivage des influences musicales. La collision des sons est jugulée, la substance sonore distillée savamment, le diamant et l’or blanc, l’améthyste et l’argent se cisèlent d’eux-mêmes, s’éclairent et s’harmonisent.
Six ans après le cultissime « Neon Golden » et une prestation scénique restée dans les mémoires, le groupe allemand irradie de nouveau les planches de l’Ancienne Belgique.
21h20, Notwist ouvre délicatement son écrin pop par le mélodieux « Boneless », le narcotique « Where in this world » et le magnifique « Gloomy Planets ». Vient ensuite une séquence électro en bourrasque qui nous dévoile l’étendue du talent de compositeur de Martin Gretschmann (Aka Console). « Neon Golden » et « Gravity » entrent alors par effraction dans la salle de l’AB et effacent délicatement les guitares. Le voyage électronique commence et nous plonge dans un univers de sons d’une pureté enivrante.
La gifle électro-pop s’élève à un degré de saturation parfaitement contrôlé et justement dosé. Cette playlist savamment orchestrée se referme en douceur sur l’excellent « Good Lies ». La fièvre retombée, les frères Archer nous livrent un copieux double rappel plus mélodique qui s’éteint sur le merveilleux « Consequence », laissant ainsi le public émerger peu à peu dans la réalité et repartir les nerfs à fleur de pop.
Inutile de préciser que le défi studio/scène relevé par les frères Archer du très expérimental « The devil, you+me » a été magistralement réussi. Soufflant !
The Notwist à l’Ancienne Belgique restera vraisemblablement l’un des meilleurs concerts de l’année 2009.
The Notwist
Organisation Ancienne Belgique

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