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dEUS - 19/03/2026
Stereolab

Polsslag 2009 : samedi 2 mai

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Polsslag, 2e édition, 1re visite. Depuis l’an dernier les organisateurs du Pukkelpop se sont mis en tête de mettre sur pied un festival d’une journée qui serait, en quelque sorte, un avant-goût de la version estivale de l’événement. A quelques jours des Nuits Botanique, le Polsslag est l’occasion rêvée de se remettre dans le bain, mode festival.

Voyager avec la SNCB est toujours un vrai plaisir. Concédant une vingtaine de minutes de retard au démarrage, le train arrive à destination, tout naturellement, après l’heure prévue. Quelque peu déçu de n’avoir pu assister au concert de Buck 65, qui ouvrait les hostilités, je me laisse porter par une navette spécialement affrétée par les organisateurs pour amener la petite bande de jeunes surexcités vers le Grenslandhallen.

Le site est réparti en quatre salles (Marquee, Club, Dance Hall & Boiler Room) et une zone ‘chill-out’. Après un tour d’horizon rapide, histoire de repérer l’entrée de chaque enceinte, je passe au côté pratique : vestiaires et tickets boissons. Super, les organisateurs n’ont pas oublié l’aspect ‘festival’ de leurs tarifs ! Il en coûtera donc au public 5€ pour se débarrasser d’un vêtement, aussi petit soit-il ; et 2,25€ pour se désaltérer…

Place ensuite aux choses sérieuses. Un son familier s’échappe du Marquee. Bloc Party fait une apparition surprise ? Pas vraiment. Il s’agit plutôt de la relève : Delphic, formation mancunienne ayant justement accompagné la bande à Kele Okereke durant leur tournée européenne. Le concert semble toucher à sa fin mais le combo n’a pas l’air très enthousiaste.

Une bonne raison pour aller voir se qui se trame du côté du Club. Les Australiens de The Temper Trap prennent d’assaut la petite salle située juste en face de l’entrée principale. Amorcée par des sonorités tribales prometteuses, la solution sonore tombe assez rapidement dans une soupe pop punk inintéressante.

Un petit détour par l’énorme Dance Hall achève la ronde des prestations moyennes. Stijn est parvenu à rameuter du monde ; mais les gambettes du public ne commencent à trembler que quelques instants plus tard, moment choisi par The Juan MacLean pour prendre possession des lieux.

N’est pas James Murphy qui veut, mais John MacLean parviendrait presque à nous en donner l’illusion. Comme en recrutant Nancy Whang, membre de LCD Soundsystem, pour pousser la chansonnette sur plusieurs morceaux de son dernier recueil, « The Future Will Come ». La prestation s’ouvre d’ailleurs par l’excellent « No Time », extrait de la nouvelle plaque. Les images diffusées sur l’écran géant disposé à l’arrière du podium sont carrément tripantes et se marient à la perfection aux tubes « Give Me Every Little Thing », « One Day » ou encore « Tito’s Way ».

Une petite demi-heure peu plus tard, les quatre Dj’s de Birdy Nam Nam leur succèdent au même endroit. On ne m’avait dit que du bien du quatuor ; mais, au vu d’un début de parcours assez plat, on finit par se demander s’il n’aurait pas été préférable d’assister à un des shows de la formation, à ses débuts. Les extraits de leur nouveau bébé, « Manual For A Successful Rioting », pourtant pas entièrement médiocres, se suivent et se ressemblent presque.

Une belle déception relevée par le splendide set de Shearwater. Relégué sur la petite scène du bruyant Club, les Texans ont délivré un set impeccable en tous points. La voix puissante et parfois bouleversante de Jonathan Meiburg et les mélodies aussi sublimes que mélancoliques sont responsables de cette jolie surprise.   

Au top des 21h, il y a à boire et à manger sur les différentes scènes du Polsslag. Sous le Marquee, The Von Bondies est venu présenter son excellent nouveau disque, « Love, Hate, And Then There’s You ». Une excellence que le combo n’arrive pas à reproduire aussi bien sur les planches. Il faut avouer que le son, plutôt moyen, ne jouait pas vraiment en leur faveur.

Le contraire est en train de se produire du côté du Dance Hall. Dizzee Rascal et son crew font tout péter. Le rappeur entame son show par une version explosive de « That’s Not My Name » des Ting Tings avant de parcourir de la même manière ses tubes de « I Luv U » à « Dance Wiz Me » en passant par le sautillant « Stand Up Tall ».

Changement radical d’ambiance au Club. Plongé dans l’obscurité, Fever Ray envoûte la masse sur les extraits du recueil éponyme. Karin Dreijer Andersson et son backing band sont affublés de costumes bizarroïdes, à l’image des vidéos de la formation. Les versions live de « If I Had A Heart », « Keep The Streets Empty For Me », « Triangle Walks » ou « When I Grow Up » font véritablement froid dans le dos. Mission accomplie, donc.

Vers 22h30, une inquiétude commence à se lire sur les visages des spectateurs, dispersés au sein du Marquee. Peter Doherty aurait dû être sur scène depuis 5 minutes. Viendra, viendra pas ? Un présentateur débarque sur scène et empoigne le micro pour tenter de rassurer la foule. En fait, Peter Doherty n’est pas encore arrivé. La bonne blague… Ce sont donc les Yeah Yeah Yeahs, programmés en clôture sur cette même scène, qui se produiront à sa place vers 23h. Le gentil monsieur rassure néanmoins les fans du bad boy en leur promettant qu’il se produira bien vers 1h. Karin O et ses compagnons débarquent donc quelques minutes plus tard pour y présenter « It’s Blitz ». Le show est très sage et la demoiselle enchaîne les morceaux sans trop se fatiguer. Les versions live de « Heads Will Roll », « Skeletons » ou « Zero », entrecoupées de vieux morceaux comme « Maps », « Gold Lion », Pin et Dance With The Night, sont fidèles à celles du recueil. Pas transcendant pour un sou. Ce qui n’empêche pas le public de passer tout de même un bon moment.

Le duo Fischerspooner ne m’avait pas laissé un très bon souvenir lors de sa visite à Dour il y a quelques années. Prétentieux et hautain, Casey Spooner avait réussi à saboter sa propre prestation, faisant fuir une bonne partie de l’assistance. Il change la donne cette fois en offrant un show digne de ce nom au public du Polsslag. Accompagnée de trois danseuses et d’un danseur aux tenues ridicules, la formation a réussi à marquer un point grâce à une véritable performance mêlant les beats de « Danse En France », « Just Let Go », « The Best Revenge » ou « A Kick In The Teeth » à un spectacle visuel parfaitement coordonné. Pas le temps d’attendre « Emerge », le suspense me rend trop nerveux. Verra-t-on vraiment la poule aux œufs d’or des tabloïds anglais ce soir ?

Surprise, Peter Doherty monte sur les planches à 1h pile comme annoncé un peu plus tôt. L’homme se lance seul dans un set acoustique plutôt agréable. Durant quelques morceaux il sera même entouré de deux danseuses vêtues de tutus à l’effigie du drapeau britannique. Doherty parcourt son premier disque solo, « Last Of The English Roses » en tête. Il fait également plaisir aux fans de la première heure en offrant un morceau inattendu, tiré de la très courte discographie des Libertines, « What A Waster ». Le concert tient la route ; et on pardonnerait presque au bonhomme son manque de ponctualité.

Au Dance Hall, les prestations de Booka Shade et Tiga s’enchaînent. La seconde plus tapageuse que la première. Mais elles paraissent bien pâles en comparaison de celle accordée par Crookers, dans la Boiler Room. Le nom de la salle, remplie à craquer, prend tout son sens. A peine y pénètre-t-on que l’on est soufflé par la température ambiante. Il doit faire au moins trente degrés. Centigrades, of course. Et on se les prend en pleine poire. Le sauna inopiné doit son climat tropical aux mouvements frénétiques provoqués par le set volcanique du duo qui enchaîne les rythmes rugissants et putassiers à une allure folle. Leur collaboration au « Day’n’Nite » de Kid Cudi, le tube « Knobbers » ou les terribles « MadKidz » et « Sveglia » constituent quelques uns des moments forts d’un show qui aura fait trembler le bâtiment.

La soirée touche presque à sa fin mais il est temps de mettre les voiles. L’édition 2009 du Polsslag, sans être exceptionnelle, aura donc compté quelques bonnes surprises que l’on espère bien revoir lors de la prochaine édition du Pukkelpop.

Informations supplémentaires

  • Date: 2009-05-02
  • Festival Name: Polsslag
  • Festival Place: Grenslandhallen
  • Festival City: Hasselt
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