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Denver ou DNVR ?

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Ardentes 2009 : dimanche 12 juillet.

Écrit par - Eric Ferrante -

Ce dernier jour de festival propose très certainement la plus belle affiche de l’édition 2009. Une grille de programmation dense et éclectique qui annonce un vrai marathon musical  La météo se montre enfin clémente et le soleil point sur la plaine et l’HF 6 qui accueillent ce dimanche : Cœur de Pirate, Peter, Bjorn & John, The Subways, Sharko, Julien Doré, Supergrass, Ozark Henry, Ghinzu et quelques autres…

13h00 : alors que les cheminées de l’Aquarium soufflent encore leurs derniers crachats de fumée, Cœur de Pirate prend place sur la scène principale devant un public venu en masse dès la première heure, pour assister à la représentation du nouveau phénomène canadien.

Fille de la cyber-génération, Béatrice Martin fait partie de ces artistes qui ont bénéficié de l’explosion de la bulle internet. Phénomène hype/internet ou véritable artiste ? Il reste au ‘Jack Sparrow’ du Saint-Laurent à démontrer son savoir-faire sur les planches. A priori, le produit marketing tient la route. Un nom de scène ingénu, des textes (faussement) naïfs, une voix d’enfant, un visage d’ange. Des airs guillerets, libres et légers. Bienvenue dans le monde de Casimir !!! Etrangement, ce concept ingénieusement fleur-bleue fonctionne et touche le cœur des hommes et des femmes de 8 à 88 ans. Béatrice Martin nous va nous offrir un bouquet composé de fleurs sonores dont une nouvelle compo. 40 minutes de concert pour exposer son talent d’auteur-compositeur et de pianiste. Grâce à ses chansons à fleur de peau qui pleurent en émotions et à un sentimentalisme habilement simpliste, la jeune Québécoise parvient à transmettre à la perfection ce spleen doux-amer de l’adolescence qui habite chacun de nous. Une ivresse contagieuse de folie et de légèreté qui nous parle au corps. L’espace d’un instant, elle entrouvre à nouveau l’âge ambigu de l’entre-deux où s’entremêlent et se succèdent, parfois sans transition, des abîmes d’angoisse et cette peur de soi, des autres et du vide si caractéristique. Puis cette insoutenable légèreté de l’être, cette spontanéité irrésistible de l’enfance. Et ça fait mouche ! Redoutable profondeur de la frivolité !

 Le groupe suédois Peter, Björn & John était venu fêter ses 10 ans d’existence sur la scène du Parc Astrid. Le trio stockholmois composé de Peter Morén (chanteur et guitariste), Björn Yttling (bassiste et claviériste) et de John Eriksson (batteur et percussionniste) propose une pop sophistiquée aux structures et arrangements complexes et intelligents. Malheureusement, le jeu très aérien des trois scandinaves manque cruellement de puissance et d’enthousiasme. Le son ne dépasse que très rarement les barrières du front stage. Ils offrent un set exsangue et très inégal en qualité par rapport à la version studio. Seule éclaircie sur la planète sonore de ‘Peter, Björn & John’, le célèbre et sifflotant « Young Folk ». Et encore !

Un profond gouffre sépare le trio scandinave du britannique et se creuse sur la plaine lorsque The Subways déboule sur la main stage. Pas besoin de lourde et coûteuse machinerie électronique pour les trois banlieusards londoniens. Une guitare, une basse, une batterie et un mur Vox suffisent. Un punk/rock simple et efficace à l’image de leurs pères spirituels, The Ramones. Torse nu, Billy Lunn (chant/guitare) pèche par excès de testostérone. Une présence scénique remarquable, une voix puissante, quelques riffs rapides et serrés, une basse solide et une folle dépense d’énergie pour livrer un set au son merveilleusement garage crasseux. Quelques stages divings pour communier avec le public et le parterre explose radicalement. Excellent !!!

A peine le temps de reprendre son souffle pour rejoindre rapidement les moiteurs de la scène indoor sur laquelle les talentueux Bruxellois de Sharko nous attendent. Après 10 ans de carrière et 5 albums, David Bartholomé, Teuk Henri et Charly De Croix (nouveau batteur) célèbrent la bête et nous invitent à découvrir leur dernier album, « Dance on the Beast ».

Sharko revisite les quatre derniers elpees (« Meeuws », « Sharko III », « Molecule » et « Dance on the beat ») et nous propose un set cohérent et dynamique. Le dernier opus s’ouvre à des sonorités electro-dance et se veut plus dansant. On ne s’ennuie jamais ! Il ouvre lentement le concert par trois morceaux du dernier album. Le décor est sobre et s’illumine de quelques lights. Progressivement, l’animal qui incarne le chanteur se réveille. L’HF 6, noire de monde, suinte de partout et s’électrise. L’introversion initiale s’estompe peu à peu. Il communique enfin et communie. La convivialité monte graduellement. Savamment crescendo. L’excellent « I Went Down » vient porter le coup fatal. Le sol, sous nos pieds, se met à vibrer et c’est du pur bonheur ! Le trio bruxellois tient le public en haleine jusqu’à la fin, alternant anciennes et nouvelles compos. Deux perles pop suivront : « Yo heart » issu du dernier album et l’indémodable « Sweet protection » issu de « Molecule ». Sharko a bel et bien joué avec nos cordes émotives. Talentueusement. 

Sorti de la Nouvelle Star en 2007 et révélé au grand public grâce à « Excellent » de Sharko, il était logique que Julien Doré suive sur la grille de programmation. Le public averti attendait d’ailleurs un duo avec David Bartholomé qui n’aura malheureusement pas lieu. Le duo, le french-lover dandy de 24 ans le livrera en compagnie de la délicieuse Béatrice Martin qui avait, à son tour, repris « Les Bords de Mer » du jeune Alésien. La bête de scène excentrique et décalée se balade avec beaucoup d’aisance sur les planches de l’HF 6 et assure un spectacle décalé face à une foule déchaînée et conquise d’avance.

Le programme nous laissait 15 minutes pour assister au retour des très Britanniques Supergrass sur l’open air. Considéré comme l’un des meilleurs groupes Britpop des années 90, les quatre d’Oxford invitaient les nostalgiques de cette période à redécouvrir la formation sur scène. Ils nous livreront cependant un set très linéaire et parfois ennuyeux. Le concert ne décolle jamais vraiment. Il laisse les initiés dans l’expectative et, dans l’indifférence, ceux qui ne le sont pas. Supergrass, une belle et confortable pièce de musée à visiter.

Juste le temps de respirer 15 minutes avant de rejoindre la très sulfureuse HF 6 où Ozark Henry s’apprête à livrer le dernier concert indoor 2009 des Ardentes. Le très expérimenté Courtraisien Piet Hendrik Florent Goddaer –qui a eu la lumineuse idée de prendre un nom de scène– offre un set mélodieux et paisible, aspirant lentement, à fleur de nos mémoires, les résidus sonores des prestations nombreuses et contrastées qui se sont succédées, ont fait trembler la salle indoor pendant les quatre jours et qui sillonnent encore les murs et l’espace alentour. Doté d’une expérience scénique impressionnante, l’artiste conjugue avec bonheur les atmosphères électroniques, rock et trip hop.   

Hormis un trop soyeux Emiliana Torrini du premier jour, le festival clôture quotidiennement  la plaine par des souffles musicaux volcaniques. Les prestations impétueuses d’Etienne de Crecy et de Magnus restent encore gravées dans nos mémoires. Mais l’apogée, la véritable apothéose, nous viendra de Ghinzu. Un lightshow mégalomaniaque, une substance sonore qui retourne le Parc Astrid et des mélodies accrocheuses et obsédantes nous rappellent que la bande à Stargasm fait indéniablement partie des grands de la scène internationale. Un concert en feu d’artifice qui irradie le Parc Astrid et clôt majestueusement l’édition 2009 des Ardentes. 

(voir aussi notre section photos)

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2009-07-12
  • Festival Name: Ardentes
  • Festival Place: Parc Astrid
  • Festival City: Liège
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