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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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A Place To Bury Strangers

Pinned

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Depuis 2003, année de sa fondation, A Place to Bury Strangers, s’est forgé une solide notoriété sur la scène musicale alternative. Il est d’ailleurs reconnu comme un des groupes les plus bruyants de la Grosse Pomme.

Depuis la sortie de son dernier opus, le groupe a vécu quelques changements de line up. Le batteur, Robi Gonzalez, a décidé de quitter le navire après la dernière tournée du band. Il a été remplacé par Lia Simoni Braswell, une ex-Le Butcherettes. « Pinned » constitue le cinquième elpee du combo et le troisième publié chez Dead Oceans. Et c’est un petit tournant dans la discographie de A Place to Bury Strangers.

Pourtant, dès le morceau qui ouvre le long playing, « Never Coming Back », on se rend compte que la musique du combo new-yorkais n’a guère baissé en intensité. Le tempo est frénétique. Lia Braswell assure les chœurs. Ses backing vocals sont même quasi-omniprésents. Mais si la ligne de basse est toujours aussi appuyée et directrice et les sonorités, bien saturées, l’ensemble se révèle un peu moins noise… lorgnant même parfois vers la pop, baissant même quelque peu la garde tout au long du post-punk « There’s only one of us » ainsi que « Situations Changes » et s’autorisant même un accès mélancolique, tout au long du ténébreux « Was it Electric »…

Le concours de Braswell a forcé le band à évoluer. Sans perdre pour autant son identité. Certains mélomanes vont apprécier. Les aficionados de la première heure, sans doute moins. A mon humble avis, la mutation est judicieuse… et surtout réussie…

 

A Place To Bury Strangers

Pas encore prêt à finir six pieds sous terre…

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A Place To Bury Strangers avait littéralement retourné la ‘Cannibal Stage’, lors de la dernière édition du Dour Festival. La formation yankee est de retour en Europe pour y accomplir une nouvelle tournée. Il faut dire qu’il ne se passe pas un an sans que avoir des nouvelles du trio de shoegaze. C’est à l’Aéronef de Lille que votre serviteur a décidé d’être enseveli en ce début de mois d’avril.

La première partie est assurée par Rape Blossom. Un groupe gantois dont le post punk lorgne manifestement vers Joy Division. Ravi d’être là, le quatuor ne s’économise pas sur les planches. Chargée d’intensité, sa prestation se savoure comme un bel amuse-gueule, avant le plat de résistance.

Il est un peu plus de 21 heures lorsque le trio de Brooklyn monte sur l’estrade. Il entame son set par « We’ve Come So Far », une compo issue de son dernier elpee, « Transfixiation », sorti l’année dernière. Et la set list ne va en extraire que deux. Peut-être nostalgique, le band new-yorkais a –semble-t-il– décidé d’en revenir aux sources, en interprétant une majorité de morceaux datant d’au moins cinq ans. Certains en comptent même dix ! L’auditoire, majoritairement composé de mélomanes âgés d’une vingtaine d’années, semble d’abord un peu surpris par ce choix auquel il semble peu habitué. Mais A Place To Bury Stangers ne jouit pas d’une réputation de groupe le plus bruyant des Etats-Unis pour rien ; et progressivement, la mayonnaise commence à prendre. Les hochements de tête du début de set se transforment rapidement en bras levés puis en mouvements de foule. La recette magique du trio ? Une guitare agressive et une basse robuste accompagnant à merveille des percussions frénétiques.

Afin de permettre au combo de se ménager un entracte, Oliver Arckemann et Don Lunadon, respectivement guitariste et bassiste, descendent dans la fosse. On devrait donc vivre une expérience différente. Soit un titre électro. Interprété sans aucun son de corde mais à l’aide d’une console. Un choix surprenant et finalement peu intéressant. On préfère largement APTBS quand il nous balance du gros son !

Retour sur les planches pour les trois derniers morceaux. C’est par l’excellent « I've Lived My Life To Stand In The Shadow Of Your Heart » que le groupe clôt son spectacle. Issue du deuxième effort des Américains, réalisé en 2009, la composition est largement allongée ; certainement d’une dizaine de minutes, pour la circonstance. C’est le délire dans la foule qui se lance dans un pogo presque collectif. Ce qui ne freine –bien sûr– absolument pas le groupe dans son entreprise de pilonnage en règle ; il en remet même plusieurs couches, avant le finish au cours duquel les guitares volent même en l’air.

Comme la formation n’est guère interactive, le concert semble passer à une vitesse dingue. Finalement, il n’aura duré qu’un peu moins d’une heure. Presque sans le moindre temps mort. Mais A Place to Bury Strangers y a démontré une nouvelle fois que son statut de groupe bruitiste n’est pas usurpé et qu’a contrario de ses instruments, il n’est pas prêt à finir six pieds sous terre !

(Organisation : Aéronef)

A Place To Bury Strangers

Transfixiation

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Même si c’est sur scène que sa puissance est vraiment optimale, A Place To Bury Strangers a quand même livré trois efforts studio intéressants, depuis 2007. Portée par des grattes agressives qui situent clairement le trio entre le noise rock et le post-punk, la musique des New-yorkais n’est pas vraiment conseillée pour trouver le sommeil mais plutôt pour éveiller les sens, et pourquoi pas se lever avec une pêche d’enfer le matin. Aussi, on se doutait bien que ce « Transfixiation » allait poursuivre dans la voie, ouverte par ses trois précédents elpees.

Après écoute, pourtant, le bilan s’avère mitigé. Si quelques morceaux sont clairement à la recherche de mélodie agréable, on a parfois l’impression que le groupe tombe dans une caricature de lui-même en privilégiant à tout prix la puissance du son. Le chant est trop en retrait. La production en est également responsable. Si la recette peut se révéler efficace, comme sur l’explosif « I’m So Clean » ou l’entraînant « Straight », elle se mue en véritable bouillie sonore ; et notamment sur « Love High » ainsi que « What We Don’t See ».

Et « I Will Die », piste qui clôt l’opus, synthétise plutôt bien le déséquilibre dont souffre l’LP.  Décoiffant mais bien trop brouillon, « Transfixiation » risque fort de ne pas faire l’unanimité chez les aficionados. Qui de toute manière se consoleront en assistant aux prochaines prestations ‘live’ du band ; car c’est bien là que le trio prend plaisir à nous enterrer !

 

A Place To Bury Strangers

Chercheur de noise

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Extrait de bord du commandant :
'Dimanche quinze septembre, dix-huit heures. Le ciel est bas. Il va pleuvoir. Sur les bords du canal, la fête foraine bat son plein. Ici, les gens affluent et garnissent complètement le navire. La tempête s'apprête à sévir. Non pas dehors, mais au-dedans.
L'air se solidifie lentement et devient compact tout autour. Le plafond bas semble écraser la minuscule scène qui d'ici trois-quarts d'heure tremblera sous les lacérations soniques du trio de Brooklyn.
Tout est en place.
Larguons les amarres.'

Nous sommes arrivés de bonne heure. Heureusement. Dix huit heures quarante-cinq, heure locale et nous sommes priés de monter sur le pont.

La planche de salut tremble sous l'effet d'un vent froid. Le vent est chez lui, ici.

La pluie s'est mise à tomber. Droite et sans pitié.

Le décor est planté.

Nous montons sur la planche, et sans nous retourner, nous sautons dans le vide.

Comme chaque soir.

Un larsen serpente au milieu des eaux troubles, et s'amplifie graduellement.

Tentaculaire, il s'inocule dans nos veines et s'immisce dans nos têtes, prêtes à exploser.

Puis, il se prolonge à l’infini tandis qu'un bruit sourd et blanc traverse l'atmosphère.

Le jour n'a pas encore quitté la plaine du Champs de Mars. Mais la nuit s'est déjà invitée et nous enveloppe.

La longue pente glissante nous propulse au-devant d'une assistance compacte et serrée. « Slide » s’extirpe de nos cordes, des fûts et de nos corps, puis rampe sur les murs, se colle aux hublots, s'empare des lieux, tandis que les voix tentent de se frayer une place au milieu du bruit.

Le bruit partout, entité de granit qui adopte toutes les formes souhaitées.

Dans son prolongement opaque, la lumière s'éteint, vacille sur elle même, s'éparpille en éclairs saccadés.

Nous sommes A Place To Bury Strangers et nous sommes les conducteurs de ce bruit.

Nous l'amplifions, le déformons à notre guise, et le déposons aux pieds de ses adorateurs.

Car le bruit est beau. Puissant et magnétique.

De nos chansons, il s'amuse et les transfigure.

Le bruit nous a adoptés, puis nous l'avons dompté.

Nous sommes A Place To Burry Strangers et nous sommes le bruit.

Setlist :

Slide
Petit Empire
In Your Heart
Ego Death
Ocean
Don't Look Back
Drill It Up
Deadbeat
Fear
I Lived My Life

(Organisation : A Gauche de la Lune)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

A Place To Bury Strangers

A fond les curseurs…

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Ce lundi 8 octobre, l’Orangerie s’attendait à trembler sous les coups de butoir de A Place to Bury Strangers (APTBS), un groupe issu de Brooklyn, dont le volume sonore dispensé lors de ses concerts, est considéré comme un des plus élevés, sur la scène rock. Une réputation qui n’est pas usurpée, et on va pouvoir le vérifier, ce soir…

Il revenait à la formation gantoise, Räpe Blossoms, d’ouvrir les hostilités. Le quatuor, monte sur l’estrade vers 20 heures. Leur set ne durera qu’une bonne demi-heure. Une prestation au cours de laquelle, ils sont venus défendre leur premier Ep, « Starving Vultures at 7-eleven ». Et manifestement, ils ne font pas dans la dentelle. Pourtant, on ne peut pas dire que les quatre musicos ont le physique de leur musique. Une musique bien dans la lignée d’APTBS. Pas pour rien que le combo a été choisi pour assurer le supporting act. Le show tient bien la route et intéressé, le public semble réceptif. Une belle découverte et surtout un groupe à suivre…  

C’est donc vers 21h que les choses sérieuses débutent. Oliver Ackermann (guitare/chant), Jay Space (batterie), Dion Lunadon (basse) débarquent sur le podium. Dès les premières notes ou plus exactement les premières sonorités, le trio new-yorkais annonce la couleur. Une coloration sombre, très sombre. Une chose est sûre, ils ne sont pas là pour rigoler. Leur musique est lourde, accablante, voire écrasante. Certains spectateurs ne parviennent pas à résister à ce mur de son, et désertent les lieux, parfois même soutenus par des proches. Pendant une bonne heure, nos tympans vont être mis à rude épreuve. Le climat est ténébreux, malsain. Stroboscopes, faisceaux lumineux ou projections d’images irradient le podium en alternance. Le tout est fréquemment voilé par un écran de fumée. Pas ou peu d’éclairage en front de scène. Si bien qu’on n’entrevoit les visages des musiciens que très épisodiquement. Pas de communication entre les musicos et la foule. Ils vivent dans leur trip. A Place to Bury Strangers enchaîne essentiellement les morceaux issus de « Worship », leur dernier elpee paru en juin. Les coups assénés par le drummer sur ses fûts sont meurtriers et hypnotiques. Les accords de guitare ainsi que la voix sont noyés sous des vagues de reverb’. Ackermann et Lunadon n’hésitent pas à se lancer dans des exercices de style bruitistes et expérimentaux, moments au cours desquels, ils se déchaînent en brandissant leurs grattes dans tous les sens, quand ils ne leur réservent pas un mauvais sort. Manifestement, ils ne sont pas trop attachés à leurs instruments. Et si on peut parfois leur reprocher d’en remettre une couche, les rares moments d’accalmie ont quand même permis quelque peu de souffler. Avant que l’expression sonore ne remonte en décibels…

Dévastateur, ce concert a confirmé la notoriété du groupe, comme un des plus puissants de sa génération. Ce qui ne les a pas empêchés de nous délivrer une excellente prestation…

(Organisation Botanique)

 

A Place To Bury Strangers

Plus vite que son ombre

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Les fossoyeurs de Brooklyn ont marqué 2008 d’une essentielle épitaphe éponyme. Et ils se produisaient sur les planches de l’Orangerie du Botanique, ce 21 novembre. Histoire de réveiller les morts, A Place To Bury Strangers y ont présenté « Exploding Head », un second ouvrage qui porte bien son nom. Chronique d’un concert-éclair.

Faux départ ! Ne raffolant pas spécialement des élucubrations de Dag För Dag, prévu en première partie, j’arrive au Botanique au moment où leur set devrait s’achever. Mauvaaaaaise décision ! La formation s’est désistée. Résultat des courses, A Place To Bury Strangers est déjà sur les planches, une bonne demi-heure d’avance sur l’horaire prévu. Pas le temps de se préparer psychologiquement et auditivement, le trio est d’ores et déjà occupé de faire péter les décibels, au-delà de la limite autorisée. Oliver Ackman, Jono Mofo et Jay Space se produisent dans une quasi-obscurité. Seules les images défilant sur le grand écran placé à l’arrière de la scène permettent d’entrevoir le visage des New-Yorkais.

Les morceaux de « Exploding Head », le deuxième opus actuellement disponible en import, défilent à toute vitesse. La prestation est bien plus froide et linéaire que celle que A Place To Bury Strangers avait accordé en avril à l’ABClub dans le cadre du festival Domino. A moins de les avoir manqué en début de set, les morceaux de la première galette semblent snobés par le trio. Un petit « To Fix The Gash in Your Head », très vite exécuté, fini par être placé en fin de parcours. Un parcours qui se clôture par une démonstration de force. Ca tape fort, ça gratte plus vite que l’éclair et ça tente d’envoyer les épileptiques au tapis... De mon côté, je baille. Yeah, trop puissant les gars... Et voilà qu’ils se barrent sans dire au revoir ni même se retourner. Des morts à enterrer de toute urgence peut-être ?

(Organisation : Botanique) 

A Place To Bury Strangers

A Place To Bury Strangers

Écrit par

Publié pour la première fois en septembre 2007, l’œuvre introductive de A Place To Bury Strangers était, à l’époque, passée quasiment inaperçue. Et pour cause, le recueil n’avait été tiré qu’à 500 exemplaires ! Encouragé aujourd’hui par le renouveau du Shoegaze, ainsi que par une fructueuse tournée en première partie des incontournables MGMT, le trio édite enfin à grande échelle son excellent éponyme. En 2006, les Suédois de 120Days remettaient le shoegaze au goût du jour. Depuis, aucune autre formation du genre n’avait réussi à tirer son épingle du jeu. C’était sans compter sur A Place To Bury Strangers, qui reprend plus qu’honorablement le flambeau, allant au-delà des limites que 120Days s’étaient imposées.

Enrichie de cinq nouveaux morceaux, cette première œuvre constitue une véritable ode à Jesus & the Mary Chain, circa « Psychocandy ». Les compos sont marquées par l’alliance parfaite entre la puissance sonique des distorsions et les chants contemplatifs à la Joy Division. Imposant, cathartique et captivant sont les mots d’ordre de morceaux tels que « I Know I’ll See You », « Another Step Away », « Missing You », « To Fix The Gash In Your Head » ou les très ‘Cure-esque’ « Half Awake » et « Sunbeam ». Bien qu’ils soient relativement moins commerciaux et accessibles que leurs compagnons de MGMT, les trois gaillards de A Place To Bury Strangers méritent le même succès que ceux-ci.