La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Aberfeldy

Do Whatever Turns You On

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Deuxième tentative pour Aberfeldy. Après l’inaugural « Young Forever », voici « Do Whatever Turns You On », suite logique des aventures musicales de nos cinq Ecossais. La formation perpétue son art, suivant les règles d’or d’un genre devenu patriotique : la ballade pop au cœur brisé. Dans le rétroviseur de Belle & Sebastian ou de Camera Obscura, l’ombre d’Aberfeldy se profile. Pourtant, à l’image d’un vieux disciple, le groupe ne parvient jamais à surpasser l’œuvre de Stuart Murdoch, le père fondateur. Alors, Aberfeldy se jette corps et âme dans de vaines complaisances ensoleillées. « Do Whatever Turns You On » est joli et inutile, gracieux et embourgeoisé. Cette pop lumineuse aurait besoin d’un sérieux décrassage, d’une cure de Juvamine, d’une bonne dose de poudre frénétique. Quelques morceaux viennent heureusement sauver ce deuxième album d’un naufrage tragique. On songe alors à « Hypnotised » ou « All True Trendies ». Sous peine de rejet cutané, on évitera les claviers dégoulinants de « Uptight ». Pour clore son triptyque discographique, ces Papas Fritas écossaises ont tout intérêt à revoir leur recette. Là, elle sent franchement le roussi...

Aberfeldy

Young Forever

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Aaaah, quelle déception ! Cet album qui avait presque tout pour réussir commence de superbe manière par deux titres imparables et puis qui s’effondre comme un vieux soufflé trop cuit… Pour continuer dans la métaphore alimentaire, comparons ce « Young Forever » d’Aberfeldy à une mayonnaise. Prenez un bon plan de travail (le label Rough Trade, généralement gage de qualité), des œufs bien frais (une musique qui respire la pop romantique et primesautière), de l’huile de qualité (une production irréprochable), un récipient engageant (le chouette travail d’art-work pour la pochette) et laissez un sympathique cuisinier (le groupe) remuer le tout avec énergie jusqu’à ce que les premiers résultats se manifestent… Au début tout à l’air parfait puisque, passé l’anonyme morceau d’ouverture (le temps nécessaire à l’acquisition du bon rythme), deux splendides chansons apparaissent. « Slow me down », tout d’abord, et son délectable parfum de Belle & Sebastian. « Love is an arrow », ensuite, aux saveurs de Papas Fritas… Vous vous dites alors que décidément, du côté de l’Ecosse (d’où vient Aberfeldy), on sait s’y prendre question cuisine. Mais c’est alors que vous vous apprêtez à sortir de la pièce et à laisser le chef tranquille que celui-ci montre les premiers signes de fléchissement. Manifestement un peu trop occupé à lancer des œillades à sa copine rencontrée cet été du côté de l’île de Skye (le trop niais « Summer’s Gone ») et a tenter, dans le même temps, de préparer un repas en rapport avec les préoccupations philosophiques de celle-ci (le très fade « Vegetarian Restaurant »), il laisse stupidement la mayonnaise retomber… Si vos réclamations horrifiées semblent, l’espace d’un instant, faire leur effet (le plus inspiré « What You Do »), le ver est déjà dans la pomme et plus rien ne semble pouvoir l’en faire sortir ! D’autant plus que ce bougre de cuisinier en remet une couche du côté de sa copine qui n’est d’ailleurs pas mal (« Surly Girl », sympathique). Mais bon… Le rythme est décidément trop irrégulier et ce ne sont pas les ultimes tentatives de redonner du tonus à celui-ci (l’enlevé mais peu inspiré « Heliopolis By Night ») qui arrangeront les choses… La mayonnaise est foutue et c’est bien dommage ! Il ne vous reste dès lors plus qu’à vous approcher du cuistot, à lui poser la main sur l’épaule, et à lui avouer la vérité (« Something I Must Tell You », très moyen) : ‘Tout semblait présent pour que tu réussisses cet exercice culinaire délicat, mais l’opération a foiré…’ Et ce ne sont pas ses ultimes et touchants appels au pardon qui vous feront sortir de votre désenchantement (le joli « Out Of Love »)…