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Adam Karch

Moving forward

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La musique d’Adam Karch baigne dans le blues, le roots ou l’americana. Son instrument de prédilection ? La sèche. Ce Montréalais est soutenu par une section rythmique constituée du drummer Bernard Deslauriers et du bassiste Marc-André Drouin. "Moving forward" constitue son quatrième elpee. Il réunit compos personnelles et quelques reprises.

"Seaside venues" ouvre la plaque. La voix du Canadien est très expressive et plutôt éraillée. Elle évoque le plus souvent Bob Seger, responsable d’une belle flopée de ballades merveilleuses. Pas étonnant donc que Karch attaque "Night moves", l’une des plus belles chansons du natif de Detroit. Et la version est impeccable. "Those steady lights" campe une autre ballade de toute bonne facture. Lorsque l’artiste s’enfonce au cœur du blues, c’est dans un registre laidback, cool : à l’instar de "Did you get the latest news", "Lil’ black dress" ou encore de la cover de "Louis Collins", un blues primaire signé Mississippi John Hurt. Dans le même style, l’instrumental "Somewhere in El Paso" est absolument superbe, une plage remarquablement tramée dans les cordes acoustiques. Le long playing recèle quelques morceaux de folk élégamment intimistes. Tout d’abord le "City Boy" de Keb Mo, pour lequel il a reçu le concours d’un ami québécois à l’harmonica, Guy Bélanger. "On a cold grey sky", ensuite. Puis "The contract", dont l’intervention aux cordes est à la fois somptueuse et bouleversante. Et enfin, "Realize you’re mine". Du long playing, on épinglera encore l’adaptation toute personnelle du notoire "Werewolves of London" de Warren Zevon, dont les sonorités sont d’une pureté presque virginale.