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Isis + Aereogramme

In the Fishtank 14

Quatorzième volume des sessions In The Fishtank, dont l’objectif est d’inviter dans un studio des musiciens d’horizons (plus ou moins) différents, qui se doivent ensuite d’écrire des morceaux ensemble, a priori pour le meilleur (mais parfois pour le pire). On aurait pu croire qu’entre les Américains d’Isis et les Anglais d’Aereogramme le ton allait vite monter et donner naissance à un monstre… Pas de bol : ces vingt minutes de collaboration s’avèrent plutôt mid-tempo, comme si les types de Konkurrent avaient versé du Xanax dans leur thermos pour éviter que l’enregistrement vire au pugilat metal. Les trois titres ici présents sonnent donc comme du post-rock à peine atrabilaire, qui peine à décoller malgré les vocalises de Craig B. (« Low Tide ») et d’Aaron Turner (« Delial »). S’ils n’y allaient pas de leurs envolées quasi lyriques on aurait d’ailleurs beaucoup de mal à discerner qui a fait quoi, tant l’univers respectif de chacun des deux groupes semble s’être effacé au profit du collectif. C’est bien là le principe d’In The Fishtank, et on ne va pas s’en plaindre. Dommage qu’ici le résultat soit si vaseux et l’ennui bien palpable : au lieu de se chercher des poux et de se pousser l’un l’autre dans leurs pires retranchements, Isis et Aereogramme ont préféré opter pour le consensus mou. Dommage.

 

 

Aereogramme

Sleep and Release

Il y a un peu plus d'un an, on avait écrit à propos d'Aereogramme qu'‘entre popsongs gentillettes et finals métalleux gargantuesques, le groupe avait du mal à choisir son camp’. Avec ce deuxième album, le constat reste le même, sauf que les quatre Anglais ont mis de l'eau dans leur vin et affiné leur plume. Résultat : " Sleep and Release " sonne toujours comme du Sigur Ros et du Sonic Youth, du Radiohead et du Deftones, mais les transitions entre les genres se font davantage en nuance. Finies l'impatience et l'incontinence ! A cet égard, le diptyque " A Simple Process of Elimination "/" Older " fait figure de véritable révélation : alors que tout commence dans la douceur, entre électronique raffinée et lyrisme à fleur de peau, de brèves interférences annoncent un virement doux mais marqué vers l'explosion imminente, sans que l'on ne sursaute plus de sa chaise, comme lors de l'écoute de ce premier album de triste mémoire. Leur style unique, fait de sursauts spontanés et d'accalmies bienvenues, se traduit d'ailleurs à merveille dans le titre : " Sleep and Release ", le calme puis la tempête, et ainsi de suite. En évitant de trancher entre leur désir de faire du bruit et celui de nous bercer, les quatre d'Aereogramme n'ont donc toujours pas choisi " de quel côté de la force ils se pencheront "... A la différence qu'ici, on est sans cesse surpris, dans le bon sens du terme… N'avions-nous pas dit, il y a un an, qu'il fallait juste leur laisser le temps d'un peu mûrir et de peaufiner leur démarche ? C'est chose faite, et ça en valait largement la peine.

Aereogramme

A story in white

Malgré le coup de vieux que ce genre, apparu il y a deux ou trois ans, semble avoir pris ces derniers temps, le terme post-rock semble encore d'actualité pour qualifier ce groupe écossais formé en 1998 : envolées de larsens dignes d'un Mogwai première cuvée, sensibilité à fleur de peau suivie de brusques sursauts dans le rouge du potentiomètre. Bref on a affaire à des chansons à la structure décomplexée de tout couplet-refrain binaire, où le chant garde tout de même une place indéniable… Encore que : d'un timbre sibyllin, la voix du chanteur peut se transformer, sur certains morceaux, en un cri guttural digne des pires groupes de popcore juvénile, tendance Muse et consorts. Et c'est là que le bât blesse : entre pop songs gentillettes et finals métalleux gargantuesques, Aereogramme a du mal à choisir son camp. Les aiguilles s'affolent au moment où nos oreilles s'acclimatent confortablement aux abîmes délicats d'une chanson douce, ce qui provoque un léger sentiment d'agacement, et très vite d'abandon. Stop eject ! Pourtant, la groupe emmené par Craig B. (ancien leader des… post-rockeux Ganger) y met de la hargne et du cœur, aussi bien dans ses penchants lyriques (dans les meilleurs moments, on pense à Sigur Ros) que purement électriques (dans les meilleurs moments, on pense au Sonic Youth période " Goo "). Alors, JJ72 ou Pinback, Sepultura ou Fugazi ? Ils sont jeunes, indécis, et ont de la rage à revendre… Reste à voir de quel côté de la force ils se pencheront.