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After All

Waves of Annihilation

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L’herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin. L’adage horticole n’a jamais été aussi vrai chez After All, groupe de Thrash originaire de Bruges, maniant le riff effréné depuis maintenant… 29 ans ! Une longévité qui n’est pourtant pour eux pas synonyme de célébrité. Peu de chances en effet que les metalheads citent After All parmi les bands de Metal les plus connus du plat pays. À tort. Armés déjà de huit elpees studio, les Belges reviennent au début de l’été, un nouveau skeud sous le bras, intitulé « Waves of Annihilation ».

Dix morceaux de pur concentré de Thrash, nourris circonstanciellement au Heavy, offrant un ensemble homogène, riche, varié qui n’a certainement rien à envier aux plus grands du genre. Mais ne vous attardez pas sur la pochette de l’album, évoquant dans les tons verts et mauves ‘flashy’ et d’un goût douteux quelques zombies difformes attirés par un vaisseau spatial perché dans le ciel. Ce genre d’illustration de science-fiction de série B pourrait vous priver d’un bon moment d’écoute. Car c’est bien là un des points forts de cet opus : on prend un foutu pied à l’écouter. Certes, les thrasheux ne réinventent pas le style (NDR : personne ne leur a demandé de le faire d’ailleurs !), mais ils parviennent à insuffler une telle énergie dans leurs compositions que les cervicales ne résistent pas bien longtemps à la saine tentation du headbanging. Après avoir foulé les planches pendant presque trois décennies, le quintet se permet aussi de multiplier les clins d’œil. Comme sur « Fall in Line », un morceau qu’on pourrait qualifier, sans prendre trop de risques, de tribute à King Diamond. A cause de l’ambiance, de la structure de la composition et de la voix haut perchée de Sammy Peleman. Ou encore ce riff d’ouverture, d’inspiration peut-être beaucoup moins volontaire, mais néanmoins similaire, de « None Can Defy », très proche de celui dispensé sur « Freedom », un morceau tiré de l’avant-dernier LP de Channel Zero, « Feed’Em With a Brick ».

« Waves of Annihilation », c’est tout simplement trois quarts d’heure de Thrash incisif qui ne vous lâche pas d’une semelle. Le combo vous balance dans les dents tout son savoir-faire acquis depuis trois décennies. Pas le temps ici de s’ennuyer, les Brugeois vous tiennent en haleine, nourris par un rythme rapide et effréné, des soli en cascade et, sans oublier, car c’est peut-être là un des atouts incontestables du groupe, une voix puissante et aiguë qui n’est pas sans rappeler celle de Rob Halford himself, leader incontesté des légendes de Judas Priest. Pas de doute, « Waves of Annihilation » mérite de devenir une valeur sûre, non seulement pour les fans du genre, qui devraient être conquis dès la première écoute, mais également pour tous les amateurs de musique rapide aux accents old school.

After All

The vermin breed

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Depuis l’enregistrement de leur premier album en 1995, les Brugeois d’After All se sont forgés une solide réputation, au-delà de la scène heavy nationale. Leur musique s’inscrit dans le registre traditionnel du ‘old school métal’ avec une nette tendance pour le trash contemporain, et parfois même le hard core. La formation est composée de Piet Focroul (vocals), Dries Van Damme (guitars), Christophe Depree (guitars), Erwin Casier (bass) et Kevin Strubbe (drums). Pour l’enregistrement de ce très honnête « The vermin Breed », After All a émigré vers Berlin et investi le studio « Spiderhouse », sous la houlette du producteur Harris Johns. Le résultat sonore est excellent ! Les complices de Cowboys and Aliens n’ont rien à envier à certains combos américains du genre. Après avoir tourné en compagnie de Therion, Anathema, Voivod, Anthrax, Life of Agony, Angel Witch etc… After All va sillonner les routes européennes avec Agent Steel, un band eighties dont ils sont très proches musicalement.