Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Akron

Voyage of Exploration

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« Voyage of Exploration » est un titre judicieux choisi pour ce premier album signé Akron. Son étrange mélange d’Exotica et de ‘space-pop’ nous transporte en effet dans un autre monde. Projet d’un seul homme, Akron nous invite à participer à un voyage interstellaire rétro-futuriste et surtout sous influence…

D’influence(s) à référence(s), il n’y a qu’un pas. Que nous franchirons allègrement, puisque la musique de cet artiste en est bombardée. Elles oscillent de Sun Ra à Les Baxter, en passant par Martin Denny ou encore des BO des ‘giallos’ italiens issus des années 70 ; et la liste est loin d’être exhaustive…

 

Akron / Family

Les enfants terribles du folk

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Akron/Family a beau avoir perdu un membre clé en chemin, il n’a rien perdu en énergie. Quelques mois après avoir présenté aux Nuits Botanique sa première œuvre en tant que trio, la formation New-Yorkaise faisait un retour discret mais puissant sur les planches de l’Orangerie du Botanique.

Akron/Family n’est pas une de ces formations médiatique, comme le prouve le parterre très éparpillé et le rideau à l’arrière de la salle, réduisant la capacité de celle-ci. Pourtant, le trio vient de publier l’un de ses meilleurs ouvrages à ce jour. « Set ‘Em Wild, Set ‘Em Free » représente le psyché folk dans toute sa puissance, avec ce grain de folie en plus qui marque toute la différence. Après une petite entrée en matière très nature, Seth Olinski, Miles Seaton et Dana Janssen se placent devant leur décor plutôt kitsch et entament un « Gravelly Mountain Of The Moon » tripant. La formation rallonge ses compositions et s’engage dans des divagations instrumentales électrifiées. Janssen est infatigable derrière ses fûts tandis que Seaton joue aux savants fous derrière son synthé et sa basse et qu’Olinski remédie efficacement à l’absence de Ryan Vanderhoof au micro.  

Bien qu’ils jouent dans des salles plus larges depuis la sortie de « Set ‘Em Wild, Set ‘Em free », les gars d’Akron/Family n’ont rien perdu de leur simplicité, qu’ils distillent remarquablement sur des morceaux comme « River » ou l’énormissime « Ed is A Portal ». Lors de leurs grandes envolées psychédéliques, les chevelus s’excitent sur leurs instruments. Ce qui octroie à des morceaux tels que « Future Myth » et « Everyone Is Guilty », un côté épique, bonifiant ainsi l’œuvre du trio. Comme de coutume, la bande clôture son set sur un morceau 100% unplugged. « Woody Guthrie’s America », reprise de Crosby, Stills & Nash, finit de démontrer le talent incontestable de ces folkeux. Après un set pareil, difficile de comprendre les raisons pour lesquelles Akron/Family ne déchaîne pas (encore) les passions…   

(Organisation : Botanique)

Akron / Family

Set ‘Em Wild, Set ‘Em Free

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La petite famille d’Akron a connu bien des changements en deux ans. Depuis le départ de Ryan Vanderhoof, chanteur et guitariste, survenu peu de temps après la sortie de « Love Is Simple », Akron/Family se devait de prendre un nouveau départ. Le désormais trio a donc décidé de quitter Young God Records, leur label de toujours, pour se joindre à l’écurie Dead Oceans. Réduite d’un quart essentiel, la formation allait-elle capable d’offrir une digne suite à ses excellents « Meek Warrior » ou « Love Is Simple » ?

« Set ‘Em Wild, Set ‘Em Free » répond à la question sans détour. Akron/Family se paie un véritable coup de frais. Les Animal Collective du prog-folk débutent leur nouvelle vie sur un « Everyone Is Guilty » aux accents funky écartelés par les inévitables bidouillages improvisés de la formation. Après avoir dévalé une pente rock, le titre s’achève sur une envolée inattendue de cordes. En un peu moins de six minutes, la nouvelle mouture d’Akron/Family a déjà remporté tous les suffrages. Le reste de la plaque, et plus particulièrement un « Creatures » psyché et un « Gravelly Mountains Of The Moon » impétueux, ne fait que renforcer ce sentiment. « Set ‘Em Wild, Set ‘Em Free » marque donc le retour d’une formation plus confiante que jamais et ce, à juste titre. Bien plus qu’un nouveau départ, une renaissance. En concert ce 16 mai 2009, dans le cadre des Nuits Botanique.

 

Akron / Family

Meek Warrior

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Revoici débarquer nos hurluberlus d’Akron / Family, et pas forcément où nous les avions laissés. A chaque nouvelle sortie, on sent le collectif fouiller, explorer et expérimenter un peu plus. Nous avons affaire ici à un folk chamanique doté d’une nette tendance à l’improvisation. Dès les dix minutes d’un « Blessing Force » d’ouverture royal, rien ne va plus. Les étiquettes volent et se fracassent sur la solide couche d’audace de ces authentiques cinglés. Un riff rageur qui se transforme en gospel de foire avant de muter en un merveilleux charabia free tout droit sortit de la cuisse d’Albert Ayler. Pas surprenant lorsque l’on sait que l’album a été enregistré avec l’apport de Hamid Drake, incroyable batteur ayant côtoyé les plus grands, de Don Cherry à Pharoah Sanders. Rayon collaborations, la famille a bénéficié de l’aide des musiciens de Do Make Say Think et de Broken Social Scene, ce qui donne indéniablement de l’ampleur à leur mixture sonore. Autre morceau de bravoure, « The Rider », splendide comptine traversée d’éclairs de fureur glaciale. « Meek Warrior » ou « No Space in this Realm » sont emplis d’une ferveur toute religieuse mais pas forcément dans le sens christique du terme. La réponse se trouve probablement dans le titre « Lightning Bolt of Compassion », chanté dans une langue qui nous est étrangère. Vivez l’expérience, traversez les âges. Ecoutez les murmurer ‘We’re gone, gone, gone beyond. Gone completely beyond’... et vous aurez tout compris.