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Alex Beaupain

Bon comme du Beaupain

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Suite à la sortie d’« Après Moi le Déluge », 4ème album qui lui a permis de se forger une petite notoriété au sein du grand public –et par la même occasion de décrocher un passage chez l’incontournable Ruquier et à l’Olympia– Alex Beaupain se déplaçait au Botanique de Bruxelles afin de présenter sa nouvelle création à la Belgique, ce jeudi dernier.

C’est une Orangerie en mode assis et quasiment sold-out qui accueille ce dandy natif de Besançon, mais Parisien d’adoption (NDR : il y vit quand même depuis quelques années). Accompagné de 4 musiciens –un pianiste grisonnant, un batteur enthousiaste, un guitariste helvétique et une violoniste/bassiste au charme certain– l’artiste débute son show pied au plancher et aligne, sans interruption, quelques titres issus de son dernier opus, dont « Vite », « Coule », un titre écrit par Julien Clerc et « Contre le Vent », un morceau composé par la Grande Sophie. La touche particulière du premier cité est particulièrement évidente via les intonations vocales de Beaupain et la patte sonore du morceau qui ne dénoterait pas au répertoire du vétéran de la variété française. A la suite de cette introduction endiablée, le Français entame un échange avec le public, dialogue qu’il entretiendra toute la soirée. Doté d’un humour noir, ironique et pince-sans-rire, le protégé de Christophe Honoré (réalisateur des films « Chansons d’Amour » et « Les Biens Aimées », dont Beaupain a composé les BO) séduit son public… Sous prétexte de ne pas l’avoir laissé dormir durant le trajet jusqu’à Bruxelles, le chanteur vire, avec humour, un par un ses musiciens, morceau après morceau, afin de présenter des chansons de plus en plus dépouillées pour terminer par le superbe « Brooklyn Bridge », seul au piano.

Les musicos soutiennent parfaitement le mini-crooner et assurent la cohésion derrière une voix pas toujours juste, même si sans cesse touchante. Les plus belles pièces de son répertoire y passent (« Avant la Haine », « Au Départ ») et vont droit au cœur du public malgré un habillage très pop et souvent léger. Beaupain hypnotise l’auditoire par sa sincérité, tel un petit bonhomme qui jongle entre rires et larmes. Une judicieuse reprise de « Chacun fait (c’qu’il lui plaît) » de Chagrin d’Amour chauffe encore plus l’ambiance, dans la salle.

Sacré personnage, mais bigrement attachant, Beaupain quitte la scène sous les applaudissements de la foule, avant de revenir pour un long rappel au cours duquel il va nous réserver l’efficace « Après Moi le Déluge ». Cette belle soirée passée en compagnie d’un artiste de variété française d’une telle qualité, on aimerait en vivre plus souvent. D’ailleurs, on va encore entendre parler d’Alex Beaupain, c’est une certitude…

(Organisation Botanique)

 

Alex Beaupain

Après Moi le Déluge

Écrit par

Après lui le déluge. Apparemment. Si le constat s’avère quelque peu alarmant, Alex Beaupain risque en effet de laisser pas mal de ses confrères à des encablures derrière lui, grâce à sa nouvelle collection estampillée variété française haut-de-gamme. Tout d’abord remarqué par son travail opéré aux côtés du réalisateur Christophe Honoré pour qui il avait écrit la bande-son du film ‘Chansons d’Amour’, un long métrage d’ailleurs inspiré par son histoire personnelle (son amie était décédée à la suite d’une malaise à la sortie d’une soirée…), le Français s’était révélé peu à peu comme une nouvelle figure attachante de la chanson française, dans la lignée des illustres Souchon, Biolay ou Marchet. Son cercle d’aficionados devrait encore quelque peu s’élargir, après la sortie d’« Après Moi le Déluge », son 4ème album. Un opus pour lequel il a reçu le concours, apparemment fructueux, de Julien Clerc. Ce qui semble avoir libéré le jeune homme de 39 ans ; et cette nouvelle liberté est reflétée tout au long de ce disque partagé en 12 titres (dont le très cool « Coule », composé en compagnie du même Clerc). Piano, sèches et cordes (le magnifique « Pacotille », balayé de violons 60’s) alimentent les arrangements destinés à exacerber les sentiments amoureux sous toutes ses coutures et mais aussi douleurs (« Je peux Aimer pour Deux »). Souvent vache, Beaupain n’hésite pas affronter l’autocritique (le superbe « Profondément Superficiel »). En outre, le single qui manquait à sa discographie figure probablement parmi les titres de ce nouvel essai agréable à écouter, bien écrit et jamais lassant…

Après lui, le déluge sur la France ; et ce n’est pas Grégoire qui affirmera le contraire.

 

Alex Beaupain

Pourquoi Battait Mon Coeur

Écrit par

Le nom d’Alex Beaupain est systématiquement lié au cinéma. Et en particulier au réalisateur français Christophe Honoré, depuis qu’il a composé la belle et sensible BO pour ‘Les Chansons d’Amour’ (2008), un film inspiré de la propre histoire du chanteur et la mort de sa petite amie… Ce long métrage est d’ailleurs devenu le véritable symbole pour certains jeunes et romantiques citadins ! Beaupain a écrit la musique de toute une série d’autres bandes originales (‘17 Fois Cécile Cassard’, ‘Dans Paris’ ou ‘Non Ma Fille tu n’iras pas danser’) pour le même Honoré ; mais aussi celle de ‘Qui a tué Bambi ?’ pour Gilles Marchand.

« Pourquoi Battait Mon Cœur » constitue le troisième elpee du Besançonnais. Une œuvre qui devrait lui permettre de rejoindre le cercle très fermé des auteurs/compositeurs/interprètes de la chanson française à textes, à l’instar des Gainsbourg, Daho, Biolay ou Souchon. En outre, non seulement ses arrangements sont soignés, mais sa musique est chargée de nuances. Depuis « La Nuit Promet », caractérisé par ses accents discrètement électro en passant par le plus classique « De Tout Sauf de Toi », tramé sur les accords du piano. Ni politiques ni engagés, ses textes abordent des sujets graves comme la séparation (« A Nos Amours » et « Ciel de Traine »), le sexe (« Sur Toute La Ligne », « La Nuit Promet ») et la passion amoureuse (« De Tout Sauf de Toi »), mais avec un détachement salutaire. Même « Au Départ », une chanson contant l’histoire de la Gauche française de 1981 à 2002, qui met en scène Mitterrand, depuis son ascension à la cohabitation, doit se vivre comme une véritable histoire d’amour. Mal assurée mais touchante et mélancolique, sa voix rappelle tantôt celle de Florent Marchet (« Sur Toute La Ligne ») ou d’Alain Souchon (« De Tout Sauf de Toi » ou « Plus de Peur que de Mal »). Beaupain se réserve même un duo sur « Avant La Haine ». En compagnie de Camelia Jordana. Son organe puissant, coquin et bourré de charme y fait même des ravages…