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Alfie

Do You Imagine Things ?

Désormais signés sur le label des Beta Band et produits par Ken Nelson (Coldplay), les cinq membres d'Alfie peuvent enfin concrétiser leurs rêve de pop maximale et se laisser aller aux instrumentations chargées et grandiloquentes, type Pink Floyd et Super Furry Animals (de quoi rapidement résumer trente années de psychédélisme). Sur ce troisième album, les Anglais nous ouvrent donc enfin les portes de leurs fumeux cerveaux, jusqu'ici cadenassés par une production en dessous de leur imagination… Fini le temps où Alfie s'adonnait gentiment à l'exercice folk pop de médiocre envergure : cette fois sont convoqués des chœurs sixties à la Beach Boys, un orchestre de cuivres rutilants, des guitares à tiroir et de mini-symphonies en escaliers, comme si ces Mancuniens avaient enfin trouvé la clé pour accéder à leur Pays des Merveilles. " People " ouvre ainsi le bal en fanfare, tambours battants : une véritable cathédrale sonore, où résonnent les échos lointains de Gorky's Zygotic Mynci, Belle and Sebastian et des Zombies. A travers les vitraux bigarrés filtre une lumière douce et câline, réchauffant nos cœurs en ces temps de disette instrumentale : pour une fois, de jeunes musiciens osent en remettre une couche, n'hésitant pas à convoquer banjo, piano, synthé, guitares et trompettes sur un seul et même morceau. Forcément épaisse comme un mille-feuille, leur musique n'en garde pas moins une limpidité rassurante. " Do You Imagine Things ? " nous réconforte pour une fois avec tous ces maîtres artificiers d'hier et d'aujourd'hui qui préfér(ai)ent l'abondance ornementale au ‘less is more’. Un credo musical qui en vaut bien un autre.

Alfie

A word in your ear

Écrit par

Alfie nous vient de Manchester. Un quintette qui parvient à filtrer une multitude de styles musicaux (house, psychédélisme, pop, jazz, funk, prog, hip hop, etc.), pour en extraire un néo folk cotonneux, pastoral, candide, mais bourré de charme. Une solution sonore caressée par des harmonies vocales particulièrement soignées. Un peu comme chez Gomez, mais sans le timbre rocailleux de Ben Ottewell. Mieux encore, le titre maître conjugue ces harmonies comme chez Crosby, Stills & Nash. Flanqué de connotations médiévales, le dernier fragment de l'opus, " The lighthouse keeper ", intègre même voix et contre voix dans un style sinusoïdal, fort proche de Gentle Giant. Plus atmosphérique encore, à cause des claviers ouatés, " Rain, heaven, hail " flirte même avec la prog la plus paisible du Genesis de l'Archange Gabriel. Le reste de l'opus épouse cependant une forme moins revivaliste. " Not half " transite ainsi du flamenco à la valse, en passant par le dixieland. " Bends for 72 miles " adopte un groove scally, sur un lit de cordes de guitare gémissantes. " The reverse midas touch " évolue sur un mode quasi funk et " Halfway home " sur une ligne mélodique sinueuse. Mais le morceau le plus original, pour ne pas dire insolite, nous vient de " Me and mine ". Une plage au cours de laquelle, un des musiciens souffle avec beaucoup de talent… dans des bouteilles. Bref, un disque qui ne manque pas de charme, mais parfois de punch. C'est surtout là que le bât blesse…

 

Alfie

If you happy with you need do nothing

Écrit par

Chaînon manquant entre le Beta Band et Gorky's Zygotic Mynci, Alfie nous vient de Manchester. Un quintette qui parvient à incorporer à son folk, une multitude de styles musicaux. Tantôt la pop, le psychédélisme, le prog, le music hall, le jazz, la house et la bossa nova. Trempant le tout dans un bain de technologie moderne. Violoncelle, violon, piano, flûte, harmonica, tambourins et cuivres font ici bon ménage avec synthés, boucles et arrangements sophistiqués, pour emprunter des paysages pastoraux impressionnistes au sein desquels la voix laconique de Lee Gordon se plait à musarder. Pour concocter son premier elpee, la formation a remasterisé ses trois premiers Eps, auxquels elle a ajouté l'une ou l'autre nouvelle composition. Dont le luxuriant, " Umlaut ", caractérisé par ses orchestrations " flaminlipsiennes " ainsi que le syncopé et baroque " 2 up to down ". Sur les onze fragments que composent cette plaque, j'avoue quand même un petit faible pour " It's just about the weather ", dont les sonorités de guitare bringuebalantes me rappellent celles qui fleurissaient sur la six cordes de George Harrisson, tout au long de l'album " Abbey Road " des Fab Four ; et puis " You make no bones ", dynamisé par un groove digne de Gomez. Beaucoup plus acoustique, le reste se révèle, ma foi, fort agréable à l'oreille. En Grande-Bretagne, la presse spécialisée est déjà parvenue à étiqueter ce groupe de NAM ; traduisez New Acoustic Movement. Et elle le considère même comme le leader de cette scène. Pourquoi pas ? Si vous aimez les étiquettes…