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Alina Orlova

Mutabor

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Qui peut se vanter de pouvoir aligner des chansons en 3 langues différentes sans qu’on ne sente le moindre point de rupture ? A ma connaissance, Alina Orlova est la seule réponse possible. Que ce soit en lituanien, en russe ou en anglais, les chansons glissent dans l’oreille comme une lettre à la poste. Pour ceux qui pensent encore que ces langues de l’Est se résument à des borborygmes gutturaux, elles constituent le plus beau des démentis. La splendide voix de la jeune artiste de seulement 23 ans est un peu comme la mer : belle, envoûtante, mystérieuse, capricieuse. Nous, nous sommes les bateaux qui nous laissons aller à son gré. La chanteuse lituanienne nous emporte, nous fait valser. Tantôt calme, avec pour seul bruit les vagues qui s’en vont mourir doucement sur les côtes. Tantôt déchaînée, au bord de la folie, prête à nous faire chavirer, elle nous balance comme des vulgaires insectes. Mais elle peut aussi être d’une poésie extraordinaire, d’une mélancolie incroyable. Oui, la voix d’Alina Orlovskaya, de son vrai nom, est capable d’accomplir toutes ces prouesses et de bien plus encore. Et que dire des compositions enchanteresses, des mélodies frissonnantes, des notes remplies de sensations indescriptibles. Quand on pense qu’elle se charge de tout. Il est complètement impossible de ressortir un morceau plus qu’un autre car cet elpee est un coffre empli de richesses toutes plus belles les unes que les autres. Mais ce qui parait improbable, c’est que, dans ce trésor, il n’y a pas la moindre pièce de toc.

A sa naissance, la jeune Lituanienne a dû bénéficier des grâces d’une bonne fée ou d’un ange pour jouir de cette « Kibirkstélé » (titre d’une des pistes, ce qui, en français, signifie ‘étincelle’) divine. Je suis tellement subjugué et tout retourné que j’en oublierais presque de vous dire que l’album s’intitule « Mutabor » et qu’il est, à mon sens, une des plus grandes réussites de cette année (je sais, on en est qu’à la moitié, mais je suis persuadé qu’il restera parmi les meilleurs). Artiste à suivre !

 

Alina Orlova

Laukinis Suo Dingo

Écrit par

Alina Orlova est une petite bombe venue du froid : 22 ans, lituanienne, dont le disque « Laukinis Suo Dingo », déjà sorti en 2008 en Lituanie, arrive enfin près de chez nous grâce au label Fargo. Si la chanteuse jouit déjà d’une belle popularité dans son pays et en Russie, elle n’est pour le moment pas très connue chez nous. Une quinzaine de dates sont prévues en France d’ici décembre, et l’on espère que les oreilles belges succomberont à son charme.

Alina Orlova chante en russe, en lituanien, en anglais. Pourtant, même si on ne comprend pas les mots, le sens est là, l’intensité, les accents incroyables et surtout l’expressivité du chant. Egalement pianiste, Alina Orlova est soutenue, pour ce disque, par un accordéon, un violon dont les glissandos mélancoliques donnent la chair de poule, un carillon, et quelques basses de cuivres. Une économie de moyens et une facture décalée rappellent Pascal Comelade et quand l’accordéon et le violon s’emballent, on pense à Yann Tiersen. Les ivoires se font ‘sautillantes’ ou inquiétantes, et la voix, haut perchée, entre Björk et Regina Spektor, est un peu animale.

De l’album tout entier émane une odeur de forêt, peuplée d’animaux et d’arbres centenaires. Visaginas, la petite ville d’où vient Alina Orlova, qui abritait jusqu’à l’an dernier une centrale nucléaire, est d’ailleurs entourée de forêts. C’est assez frappant de constater la cohérence dans le travail de cette jeune artiste. Elle dessine, des petites scènes colorées, hantées de personnages mystérieux qui ont l’air désespérés. De grands arbres mangent les nappes, les hommes-animaux enlacent des humains vêtus à la mode Peau d’âne. Un univers de Princesse Mononoké empreint de beaucoup de naïveté. Sur sa page Myspace, dans la case ‘influences’, il est écrit : les oiseaux et les loups. Mais revenons à la musique, car là aussi tout est si cohérent, mûr, délicieusement lyrique et écorché, que l’on ne lasse pas de réécouter ces 16 titres, comme autant de haïkus énigmatiques. La voix est sur la corde raide, prête à basculer, on dirait un petit cri sorti du ventre. Pour un premier disque, c’est étonnamment inventif, intelligent, particulier. Un talent qui ne s’arrêtera pas à la frontière…