Baby Dee et l’enfant de l’amour

Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement une multitude de facettes. Baby Dee a eu plus de vies que le Dalaï-Lama. Elle a été arboriste, artiste de cirque, musicienne de rue et organiste d’église convaincue d’être…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Allison Moorer

Crows

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Allison Moorer est une jolie rousse issue du Sud de l’Alabama. Son style,  la country. Un genre qui a décidément bien du mal à paver son chemin jusque nos terres. Relativement inconnue de ce côté de l’Atlantique, Allison est la frangine d’une autre figure de proue du genre, Shelby Lynne. « Crows » constitue déjà le septième disque de l’Américaine. Un recueil qui se veut plus pop-folk que les précédents essais mais qui ne risque pas de faire beaucoup plus de vagues en dehors des frontières nord-américaines. Il faut dire que même aux Etats-Unis, Moorer a bien du mal à se faire un nom, sa discographie peinant à se frayer un passage jusqu’aux oreilles du public. Quelques morceaux sortent du lot (les jolis « Should I be Concerned », « Still This Side Of Gone », « Easy In The Summertime » et « The Stars & I (Mama’s Song) ») mais l’ensemble reste bien trop typé pour un public international et bien trop mielleux pour susciter l’envie d’écouter la plaque jusqu’au bout. A moins d’un gros coup de blues...

Allison Moorer

Getting Somewhere

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La country souffre du même syndrome que le rap : le courant est plombé de clichés véhiculés par une poignée de machines à tubes stéréotypées, finalement peu représentatifs du genre. Le regretté Johnny Cash avait bien prouvé à travers ses « American Recordings » que cette musique restait tout a fait moderne ; reprendre U2 et Nine Inch Nails, il fallait le faire ! Mais pour certains, country reste synonyme de ‘musique de cow-boys à paillettes’ ; sans doute les mêmes qui ont un jour prétendu que le blues était une musique de motards alcooliques…

Allison Moorer laisse les clichés loin derrière et son style s’avère suffisamment inventif pour susciter l’intérêt. Catalogué Alternative Country, il évolue ainsi à mille lieues du mainstream. Bien produit par son époux Steve Earle (lui-même songwriter de renom), « Getting Somewhere » ne craint pas de s’éloigner des sentiers balisés de la country ‘classique’. A l’instar de « How She Does It » et ses accords aux parfums de folk zeppeliniens, l’aérien « Getting Somewhere » ou encore « Faireweather », hanté par un solo étrange. Le très beau brin de voix de la dame finit de convaincre. Un album agréable.