Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Andrew Jr Boy Jones

Getting' Real

Écrit par

Andrew Jones a passé le cap de la soixantaine. Il est né à Dallas, au Texas, où il vit d’ailleurs toujours aujourd’hui. Particulièrement doué, ce musicien accomplit ses premiers pas dans le monde professionnel, alors qu’il n'a que seize ans. Il débute alors chez les Thunderbirds, le backing band du fameux Freddie King. Il passe ensuite chez celui du chanteur soul, Bobby Patterson, les Mustangs. En 1973, il opère son retour auprès de Freddie King. Au fil du temps il se forge une solide notoriété et est de plus en plus sollicité pour apporter sa contribution. Il enregistre en compagnie de Katie Webster. Puis Charlie Musselwhite, notamment pour les elpees parus sur le label Alligator, dans les années 90. C'est chez lui à Dallas qu'il met en boîte son premier album, "I need time". En 1996. Chez JSP. Deux ans plus tard, il signe "Watch what you say" chez Rounder. Puis "Mr Domestic". En 2001. Et en 2005, il immortalise son premier elpee en public, "Jr Boy Live".

Pour enregistrer "Getting' Real", il est soutenu par le bassiste Jamil Byrom et le claviériste John Street. Jr Boy possède une superbe voix, taillée pour chanter le ‘soul blue’, c’est-à-dire un cocktail de soul et de blues. Mais sur "Struggle", la différence est opérée par son jeu de guitare. Ses notes sont concises, harmonieuses, empreintes d’une grande sensibilité. Andrew est dans son élément, lorsque ses cordes répondent à sa voix. A l’instar de "People say I'm crazy". Il dispense subtilement de petites grappes de notes, dans un style de celui qui fut jadis son maître, Freddie King. Derrière son orgue, Street se révèle un partenaire idéal. Il a longtemps été le fidèle collaborateur d'Anson Funderburgh au sein des Rockets. Le tempo s’élève pour aborder "Negative talkin'", une compo plus classique. Urbaine, même, dans l’esprit de Chicago. Sa talentueuse concitoyenne, Miss Cheryl Arena, est venue l'épauler. Son intervention à l’harmo est superbe, alors que Street est passé au piano. Autre slow blues majestueux, "Lonely times" est balisé par une rythmique délicatement funky, une structure qui permet aux cordes de s’évader constamment. Exercice de style instrumental "Don't let the green grass fool you" est le fruit d’un savant dosage entre southern rock et jazz. Brillant ! Et manifestement, Andrew a beaucoup écouté Cornell Dupree. La tension monte encore d’un cran pour "Don't get twisted", une plage imprimée sur un mid tempo. Jr Boy démontre toute sa dextérité sur sa Gibson. Il est inépuisable. Le souffle subtil dispensé par l’harmo de Miss Arena vient rafraîchir l'excellente ballade soul "Just playin' the blues". Street y mêle piano et orgue. Une superbe compo chargée d’intensité et d’authenticité. Le tempo ralentit encore afin de favoriser une immersion totale dans le blues le plus pur. En l’occurrence lors d’un "Hell in my house" que le quatuor nous restitue en nous flanquant le frisson, d’un bout à l’autre du morceau. Et le long playing de s’achever par un exercice de style instrumental intitulé "What's goin' on", une plage issue de la plume de Marvin Gaye. Quelle belle propagande pour le blues!