Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Andy Poxon

Must be crazy!

Écrit par

Andy Poxon est issu d'une famille de musiciens. Et notamment à cause de ses parents ainsi que ses grands-parents maternels. Il a choisi la voie du blues, après être tombé sous le charme de la musique de BB King! Issu du Maryland, ce chanteur/guitariste/compositeur est issu du Maryland ; mais il s’est établi dans la région de Washington D.C. Cet artiste aux cheveux roux est à peine âgé de 20 printemps ; et pourtant, "Must be crazy!" constitue déjà son troisième opus. En 2010, il était déjà considéré comme ‘meilleur nouvel artiste’. Son premier LP, "Red Roots" remonte à 2011. Et le deuxième, "Tomorrow", à 2013. Il avait bénéficié de la mise en forme de Duke Robillard et du concours de la section de cuivres du célèbre big band, Roomful of Blues. Pour concocter ce "Must be crazy!", il a reçu la collaboration du claviériste Kevin McKendree. Ce dernier et Andy coproduisent le long playing. Ils cosignent également cinq des 13 plages. Le reste relevant de la plume de ce dernier. La prise de son a été réalisée au studio Rock House, à Franklin, dans le Tennessee. Parmi les invités figurent le drummer Kenneth Blevins, le bassiste Steve Mackey et le saxophoniste Jim Hoke.

Un riff royal ouvre l’excellent "You must crazy". Tout est parfaitement en place : la guitare –autoritaire–, les cuivres et le piano. La voix d’Andy a bien mûri. De tout aussi bonne facture et caractérisé par les accords de piano sautillants de McKendree, "Living alone" baigne au sein d’une ambiance judicieusement néo-orléanaise. Le rythme s'emballe pour "Next to you", un jump épatant au cours duquel la section rythmique libère du swing alors que les cordes prennent leur envol et s’élèvent vers les sommets. Il a parfaitement assimilé ses maîtres, le jeune Andy ! Kevin double piano et orgue pour introduire "Give me the chance", une chouette ballade qui ne manque pas de rythme. La voix d’Andy est alors soutenue par les chœurs de McCrary Sisters et Chloe Kohanski. "Cold weather blues" est un blues lent somptueux. Dépouillé, abordé dans l’esprit de T-Bone Walker, il est parfaitement adapté à l'atmosphère des bars, fréquentés en fin de soirée. Les cordes de gratte sont belles à pleurer! La voix de Poxon affiche une grande maturité tout au long de la ballade "Don't tell your Mama", un r&b nonchalant qu’il interprète face à la section de cuivres. Devant cette même section, mais aussi l’orgue, le piano et les chœurs féminins, il entretient un climat à la fois discret et fiévreux sur le soul blues indolent "Harder every day". Baignant dans un climat jazz chargé de swing, "I want to know" est hanté par T-Bone Walker et Percy Mayfield. Poxon injecte énormément de sensibilité et de passion dans la voix pour interpréter "Already gone", une chanson soul languissante. Les percus de Kenneth Blevins et les ivoires de McKendree entretiennent des rythmes syncopés tout au long de "Making a fool" ; une piste au cours de laquelle Andy tire encore une fois son épingle du jeu au cœur d’une ambiance très néo-orléanaise. Dernière piste lente, "Don't tell me what to do" trempe au sein d’un climat paisible. Tapissé en toile de fond par l’orgue, l'accompagnement est minimaliste ; et la guitare ne concède que les notes nécessaires. La basse acoustique inocule le swing à "Too late", un titre qui mêle jazz et blues. L’LP s’achève par "Rebound", un instrumental. Le spectre de Booker T & The MG’s plane. Mais c’est Yates McKendree, le jeune fils de Kevin, qui se consacre à l'orgue.

 

Andy Poxon

Tomorrow

Écrit par

Andy Poxon est un très jeune chanteur/guitariste. Il n’a que 18 ans et a fondé son AP Band en 2009. Ce qui ne l’a pas empêché de se forger une solide réputation dans l'est des Etats-Unis. Soit dans le Maryland, le Delaware, en Virginie et autour de Washington DC. Sur scène, Andy est épaulé par Russ Wasson à la basse et de Mike O'Donnell à la batterie.

Il a publié un premier elpee en 2010, "Red  roots", un disque qui n’est pas passé inaperçu. En juin 2012, il a signé chez Eller Soul. Il a pu ainsi enregistrer son nouvel opus sous la houlette d’un seigneur de blues, Mr Duke Robillard (NDR : ce dernier a également rédigé les commentaires du booklet). Andy a une tête de poupon. Sa chevelure est abondante. Crépue. D’un roux vif. Lors des sessions d’enregistrement, il n’a pas reçu le concours de ses partenaires habituels, mais de musicos expérimentés, en l’occurrence, le Duke Robillard au grand complet et la section de cuivres de Roomful of Blues. Excusez du peu ! Poxon est également compositeur. Ce qui explique pourquoi il est respecté par ses pairs. Il signe d’ailleurs l'intégralité de ce "Tomorrow'.

"Too bad" ouvre les hostilités. De bonne facture, ce blues rocke. La voix est loin d’être juvénile. Il est soutenu par les ivoires de Bruce Bears et la section de cuivres. La six cordes est très active et déménage constamment. Tout est cependant parfaitement en place. Rien n’est précipité. Il aborde "You lied" en toute décontraction. La sortie de cordes est largement inspirée par le Duke. Il est vrai que de ce dernier a apporté sa gratte, et on ne sait pas toujours qui se réserve les cordes. Concis et direct, "College boy" est sculpté dans du pur rock'n'roll. Alimenté par des chœurs féminins et parcouru par le sax de Mark Earley, "Why" est une ballade R&B. Tout au long de "Don't come home", Andy affiche une maturité étonnante. Une compo teintée de jazz et de swing. Les interventions de guitare sont parcimonieuses. Le titre maître est un blues fin de soirée. Une plage étonnante pour un musicien qui n’a pas encore l’âge adulte. D’autant que caressée par la trompette de Doug Woolverton, un disciple de Miles Davis, elle est propice à l'étreinte des couples sur la piste de danse. Andy chante d'une voix nonchalante "All by myself". Les cordes sont en permanence sur le qui-vive tout au long de ce swing nerveux. Plus classique, "You don't love me" est un blues abordé à la mode néo-orléanaise. A cause de ces rythmes syncopés, versatiles. Et des interventions de piano caractéristiques. La guitare se révèle néanmoins percutante. Blues cool, "Please come home" est hanté par Ray Charles. Les ivoires de Bears talonnent les vocaux. Andy démontre à nouveau toute son expérience sur "Fooling blues". Et pour cause, il s’autorise une sortie très rock'n'roll que n'aurait pas renié Alvin Lee sur ce boogie blues balisé par une solide section rythmique et dynamisé par un piano débridé. Longue ballade blues rock, "Carol Anne" réverbère des accents contemporains. Le son de la guitare est superbe. Une surprise, la présence de Frankie Biandino à la steel guitar pour la ballade country "One more time". Et en finale on assiste à un duo entre Poxon et Robillard. Un échange de cordes qui sublime littéralement "Jammin' at Lakewest". Manifestement, Andy est un grand espoir dans l’univers du blues…