Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Anson Funderburgh

Which way is Texas?

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Nouvel album pour un des meilleurs guitaristes texans de la toute dernière génération. Entouré de ses Rockets, Anson arbore fièrement la bannière étoilée des Etats-Unis. Il nous demande innocemment où se trouve le Texas ? Première surprise, la mention ‘featuring Sam Myers’ n’apparaît pas sur les notes de la pochette. Pourtant, ce bon vieux Sam est bien présent, élégamment vêtu de son costume d’un blanc immaculé qui tranche bien avec la couleur ébène de sa peau. Au piano, on retrouve Gentleman John Street, alors que depuis la sortie du dernier album ("Change my pocket", en 1999), la section rythmique a été renouvelée. Elle implique aujourd’hui Wes Starr (ex Howlers) à la batterie et Johnny Bradley (ex-Crawl) à la basse. Une basse qu’il partage avec Eric Matthew Przygocki. Le line up est renforcé par les cuivres des Texas Horns, épinglant au premier rang, Mark Kazanoff.

Alliant toujours cette dose de dextérité, de sobriété et de modestie, "Can we get together" ouvre le feu de manière classique. Un blues bien rythmé, cuivré et parfaitement exécuté. Le son Funderburgh est imparable. Nouvelle surprise, "One woman I need" semble sortir tout droit d’un juke box de la fin des 50s. Anson le chante ; un phénomène assez rare pour le souligner ! La reprise du "Tryin’ to get back on my feet" de Sonny Boy Williamson trempe dans le Chicago blues classique. Sam Myers souffle bien dans son harmo pendant que John Street l’épaule au piano. La voix de Sam n’est jamais aussi bonne que sur une plage bien rythmée. A l’instar du "Rambling woman" de Johnny Walker. Anson joue impeccablement de la slide ; mais face à cette slide qui ronronne, Street brille au piano. Myers demeure remarquable dans le domaine du Chicago blues bien relax. Et tout particulièrement sur "Some sunny day", un fragment composé par Anson et sa compagne Renée. Memphis R&B instrumental, "Going my way?" opère un changement de registre. John Street a bien assimilé ce style derrière son orgue Hammond B3, alors qu’Anson est irréprochable dans le rôle de Steve Cropper. Le blues indolent de la Louisiane n’a pas été oublié. Façon Guitar Slim, pour être plus précis. C’est dans cet esprit qu’Anson a composé "The last time". Sam chante de sa voix la plus grave. Anson irradie de mille feux. John Street a joué en Floride pour le Rock Bottom and the Cutaways. Il y a sévi quelques années. Il demeure cependant toujours une révélation, même s’il a participé à la confection des deux précédents opus. Un musicien talentueux capable de rivaliser avec son leader. Et il le démontre tout au long du rythmé "Don’t turn this child away from heaven". Le piano y roule avec tellement de facilité. Cette sorte de rock’n’roll au ralenti est un des meilleurs moments de l’elpee. Et le piano continue à rouler pour passer à une séquence inspirée par la musique de la Nouvelle Orléans : "Hoodoo party" (de Tabby Thomas, l'homme de Baton Rouge). Sam y joue de l’harmo avec un engagement pas possible. Anson chante impeccablement le shuffle texan "Toss and turn". Signé BB King, "Jungle" est un blues lent exécuté à la perfection. Secondé par les cuivres et l’orgue Hammond, Sam chante comme il respire, pendant qu’Anson y concède un solo divin. Enfin, "Need to know" nous réserve un petit voyage dans le Delta. Ce brillant elpee s’achève en beauté, dans le rythme, autorisant une dernière et grandiose sortie de John Street.